• LE BON SAMARITAIN 1 :

    COMMENT INTERPRETER LA PARABOLE ?

    Texte : Luc 10:25-37

    INTRODUCTION

    C'est l'une des plus connues de toutes les paraboles de Jésus. C'est l'histoire puissante d'un homme mourant sauvé par un étranger.

    Il y a plusieurs façons de comprendre cette parabole.

    Sans aucun doute, l'histoire peut être interprétée de façon humanitaire et être le moteur de l'action sociale chrétienne envers des personnes souffrantes de notre société.

    Mais le travail humanitaire est-il le véritable but de Jésus en racontant cette histoire ?

    Pour bien comprendre le sens de cette importante parabole,

    il faut examiner le contexte de la conversation dans laquelle elle apparaît.

    Ce n'est qu'alors que nous pourrons répondre à la question posée à Jésus : " Qui est mon prochain ?

     

    POURQUOI CETTE PARABOLE ?

    La conversation dans laquelle l'histoire apparaît est celle entre Jésus et un juriste, expert de la loi de Moïse.

    L'homme est soucieux de recevoir la vie éternelle et pose à Jésus une question personnelle,

     "Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ?" (v25)

    Ce n’est pas la première fois qu’on pose cette question à Jésus.

    Il ne demande pas forcément un débat théologique.

    Il veut l’éprouver mais n’est-il pas aussi à la recherche de réponses pour sa propre vie ?

    Il s'agit d'atteindre le ciel, de recevoir la vie éternelle.

    La réponse est importante car elle aura des conséquences éternelles pour lui, mais aussi pour nous.

    Jésus renvoie la question au juriste, cherchant ce qu’il a compris des Ecritures.

    L'homme répond  au v27 à partir de Deutéronome (6,5) et de Lévitique (19,18).

    La première partie de la réponse est d'aimer Dieu de tout son cœur, son âme, sa pensée et sa force.

    La deuxième partie de la réponse est d'aimer son prochain comme soi-même.

    Si on inverse l’ordre ont fait de la vie chrétienne juste un engagement social.

    Récapitulons, la question est « Comment puis-je recevoir la vie éternelle ? »

    C'est une question essentiellement spirituelle.

    La question n'est pas "Comment puis-je être une bonne personne ?"

    La première partie de la réponse est clairement d’ordre spirituelle : « aimer Dieu ».

    Mais que signifie la deuxième partie de la réponse : "Aime ton prochain comme toi-même" ?

     

    AIMER SON PROCHAIN "COMME SOI-MÊME"

    C'est une déclaration que Jésus reprend de l'Ancien Testament. 

    Dans notre monde chrétien on s'appuie beaucoup sur cette phrase dans l’accompagnement psychologique des personnes qui sont mal dans leur peau.

    Parce que beaucoup de gens souffrent d'une image négative d’eux-mêmes, on passe beaucoup de temps à travailler sur le "aimer comme soi-même".

    Quelqu’un pourrait raisonner :

    « Avant de pouvoir aimer les autres il faut s’aimer soi-même. »

    C’est très à la mode dans nos milieux chrétiens.

    Dans une grande librairie chrétienne que j'ai visitée (à Adélaïde), je n'ai trouvé aucune section sur l'évangélisation mais une double section pour les livres sur améliorer son bien-être :

    Penser de bonnes choses sur soi-même, se voir à travers la Parole de Dieu, perdre du poids avec Jésus, arrêter de fumer avec des versets, bien dans sa tête, bien dans sa peau, être guéri de l'effet des mauvaises paroles ou des mauvaises expériences, voir la vie en rose plutôt que de broyer le noir, s'accepter soi-même, la beauté intérieure, la beauté extérieure, être heureux, découvrir ses dons, être en contact avec son être intérieur, être une femme épanouie, être un vrai homme, ne jamais se croire nul, se regarder dans le miroir et dire : " Je suis une créature si merveilleuse" en citant le Psaume 139 :14.

    Mais avec cette phrase "aimez votre prochain comme vous-même" nous ne sommes pas dans des thérapies de bien-être et d’améliorer son image de soi.

    En fait, cette phrase est la seule de ce genre dans tout le Nouveau Testament.

    Il n'y a nulle part dans le Nouveau Testament un enseignement solide qui dit que nous devons nous aimer nous-mêmes.

    Le seul autre endroit dans le NT qui parle de s'aimer soi-même, ne plaira pas à tout le monde.

     

    PERDRE SA VIE OU LA TROUVER

    Jean 12:25 Jésus dit " Celui qui aime sa vie la perdra " et le mot " vie " pourrait être traduit par " âme " ou " soi ".

    En fait, Paul dit : " Je ne suis rien " (2 Corinthiens 12 : 11) C’est la base de toute vraie humilité.

    Paul, qui se disait " un rien ", disait aussi que tout ce qui semblait avoir de la valeur dans sa vie était "de la boue" (Philippiens 3 : 8)

    Est-ce qu’il était mal dans sa peau ? Avait-il besoin d’un psy ?

    Paul ne voulait pas d'argent pour lui, pas de célébrité, pas de confort, pas de popularité.

    Il ne cherchait pas une femme pour être heureux, ni une maison dans les beaux quartiers, ni une bonne situation, ni un titre de prestige, M. l’Apôtre.

    Il ne voulait qu'une seule chose pour sa vie.

    On le retrouve dans le même passage où il parle de la boue :

    Philippiens 3 :10  "Afin de connaître Christ". Version Colombe : « Mon but c’est de connaître Christ… »

    Paul dit, la plus belle chose que je peux souhaiter a souhaiter à quelqu’un, c’est connaître Christ, connaître son salut, son Royaume, la communion avec lui dans cette vie et dans la vie à venir,

    …alors que signifie la phrase : « aimer son prochain "comme soi-même ?

     

    J'AIME MON PROCHAIN; JE VEUX LE MEILLEUR POUR LUI

    "Aimer son prochain" n'est-ce pas aussi vouloir pour son prochain, qu’il connaisse Christ, son salut, son Royaume et l'éternité avec lui.

    Si nous aimons notre prochain "comme soi-même", ne voulons-nous pas pour lui, comme pour nous, la seule chose qui comptera vraiment pour toute l'éternité.

    C’est comme la santé. D’abord nous voulons une bonne santé pour nous mais nous souhaitons aussi une bonne santé aux autres.

    Je m’aime moi-même – je veux aller au ciel,

    J’aime mon prochain je veux qu’il puisse lui aussi, aller au ciel !

    Donc la réponse de Jésus au docteur de la loi dans l’ordre :

    1. AIME DIEU
    2. AIME-TOI TOI-MEME SUFFISAMMENT POUR ÊTRE AVEC DIEU POUR TOUJOURS
    3. AIME TON VOISIN SUFFISAMMENT POUR QU'IL SOIT AVEC DIEU POUR TOUJOURS

    J’ai rencontré une dame qui était arrêté depuis 6 mois pour dépression pour une rupture sentimentale. C’est son psy qui reconduisait ses arrêts de maladies. Pourtant après 6 mois elle avait toujours sa dépression, ce vide, le cœur brisé.

    Je lui ai demandé: Et ton psy qu’est-ce qu’il fait : « Il prend ma Carte Vitale et me prescrit des médicaments. »

    La mauvaise nouvelle c’est que le mec, il s’est barré, elle est arrêtée depuis 6 mois et c’est vous qui devez payer pour sa dépression !

    Quand avec Denise, j’ai prié avec cette dame, est-ce que j’ai prié que l’homme revienne ? Non. Pourtant cela aurait certainement arrangeait tout le monde. J’ai tellement voulu qu’elle soit libérée, rempli de l’amour pour Jésus, vivre la joie de son salut, la nouvelle naissance, comme je le suis moi !

    Touché par l’amour de Dieu elle disait, à travers ses larmes, « merci Jésus, merci Jésus. »

    Je l’aimais comme j’aime moi-même.

    Cette parabole ne va pas nous conduire vers le sociale.

    Elle nous propulsera vers l’évangélisation et le salut de ceux qui nous entourent.

    Oui, comme j’aspire après le meilleur pour moi-même et que j’aime les gens, je veux le meilleur pour eux…connaître Christ !

     

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  • LE BON SAMARITAIN 2 :

    QUI EST MON PROCHAIN ?

     Texte : Luc 10 :25-37

    Récapitulons le contexte de la conversation entre Jésus et le docteur de la loi

    Le juriste pose une première question à Jésus :

    « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? »

    Jésus lui renvoie la question :

    « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu (dans l’Ancien Testament) ?

    Le docteur de la loi répond à partir de Deutéronome et Lévitique :

    « Aime Dieu de tout ton cœur…et (aime) ton prochain comme toi-même »

    Mais c’est la question du prochain qui le gêne, qui lui pose problème.

    Il pose donc une deuxième question à Jésus :

    « Qui et mon prochain ? »

    Jésus répond avec l’histoire du Bon Samaritain.

     

    UNE BONNE QUESTION

    C’est une question fondamentale :

    « Qui est mon prochain ? »

    Il faudra l’identifier et s’occuper de lui si on veut aller au ciel.

    On peut supposer que la réponse à la question " qui est mon prochain ", en bref, est                           " tout le monde ".

    Le mot grec est un terme général mais Jésus lui donnera un sens spécifique

    Mais en y regardant de plus près, ce n'est pas forcément le cas.

    Pour le Samaritain de l'histoire, le prochain n'était ni le prêtre ni le lévite. 

    Jésus le dit. Donc la réponse ne peut pas être tout le monde

    Le seul « prochain » dans l’histoire était la victime des voleurs.

    Le « prochain » de la victime était le Samaritain et le « prochain » du Samaritain était la victime.

    Les caractéristiques du prochain, selon cette parabole, sont donc :

    1. Quelqu'un qui est sur notre route
    2. La victime d’un voleur, laissé pour mort
    3. Quelqu'un qui se laisse aider

    Nous pouvons comprendre cela dans un sens physique et matériel,

    et si Dieu appelle spécifiquement une personne, sur la base de cette  parabole, à se lancer dans le travail humanitaire, alors cela est totalement valable.

    Cependant, si nous comprenons cela au sens spirituel,

    cette parabole nous incite à l'évangélisation.

     

    LES TROIS CRITERES

    1. Notre prochain est celui que nous trouvons sur notre route.

    Ce sont les réunionnais, les gens du pays, pas les Parisiens sauf s’il viennent en vacances à la Réunion ou je vais à Paris.

    Je connais une dame qui était anciennement dans notre église en Australie. Elle est missionnaire au Cambodge. Elle va dans les prisons et les prisonniers se donnent à Christ. Ce sont ses « prochains » mais pas les miens.

     

    2. Notre prochain est celui qui a été laissé pour mort par Satan,

    c’est lui qui  « vole, tue et détruit » (Jean 10:10).

    Notre prochain ce n’est pas le Chrétien. Il est notre frère !

    Le Chrétien, lui est déjà sortie de l’auberge. Il n’est plus mourant.

    Tu n’es plus mourant, donc tu n’es plus mon prochain !

    Le chrétien qui se coupe du monde pour vivre dans un petit cocon d’amour avec ses amis chrétiens se trompe dangereusement.

    Rappelons-nous qu’aimer son prochain c’est une des conditions pour la vie éternelle.

     

    3. Notre prochain est celui qui accepte qu’on l'aide.

    C’est l’autre qui doit me montrer s’il est mon prochain ou non.

    Il le fait par son répondant à l’aide que je peux lui apporter pour recevoir la vie éternelle.

    Quand un homme que je connaissais bien est décédé subitement à 49 ans un dimanche matin dans un gym, sa femme et ses enfants étaient catastrophés, évidemment. La mort a littéralement terrassé cette famille. Moi, le bon Samaritain que je suis, j’ai écrit une première fois à sa femme, qui étaient plutôt une bonne vivante. Je lui ai témoigné de tout mon soutien dans la prière et mon affection en lui disant qu’elle pouvait vraiment trouver la paix et la consolation auprès de Jésus. Elle m’a répondu en me remerciant. J’ai écrit une deuxième fois en lui parlant de la foi qui nous porte dans les moments les plus durs de la vie. Elle m’a encore remercié. J’ai écrit une troisième fois avec quelques versets de la Bible. Et elle m’a répondu : Vincent je n’ai pas la foi que tu as. Je ne crois pas en Dieu ». Vlaan ! La porte s’est fermée brutalement. Elle ne voulait pas de mon aide.

    Parce qu’elle ne voulait pas de mon soutien spirituel elle m’a montré qu’elle n’était pas « mon prochain ».

     

    LE PROBLEME DE L’INTERPRETATION HUMANITAIRE

    C’est tentant de voir dans l’histoire du Bon Samaritain un appel à l’action sociale mais…

    Si nous interprétons la parabole dans un sens purement physique, alors recevoir la vie éternelle dépendra de notre niveau d’engagement sociale – le salut par les oeuvres

    Si c’est le cas ça craint pour mon salut.

    J’avoue que je ne fais pas beaucoup de social.

    Avec ce raisonnement de gagner son salut par le billet du social, on est très loin de l’Evangile du salut par la grâce.

    Le danger que courent ceux qui interprètent la parabole littéralement est :

    d’aider les gens sur le chemin de la vie mais pas nécessairement sur le chemin de la vie éternelle.

     

    ET LES GENS HEUREUX ?

    Et logiquement donc, nous n'aurions aucune responsabilité envers les gens qui sont heureux dans cette vie.

    Il faut qu’on soit clair par rapport à notre mission Chrétienne.

    Le message tronquer que certains prêchent c’est « Viens à Jésus et tu seras heureux »

    Et l’autre répond, je ne crois pas en Jésus mais je suis déjà heureux.

    Alors qu’est-ce qu’on fait ?

    Oui mais est-ce que t’es VRAIMENT heureux ?  Mais au fond…

    Ou on peut répondre « Ecoute, je reviens te voir le jour que tu seras malheureux ! »

    Ou mieux encore « Ce soir je rentre chez moi et je prierais pour toi que Dieu te rende malheureux pour qu’après avec Jésus, tu deviendras heureux. »

    Ce message « Viens à Jésus et tu seras heureux » n’est pas notre message.

    Notre message est « Viens à Jésus et tu seras sauvé !  et tu auras la joie de la vie éternelle. »

    Les grandes leçons à tirer de cette introduction :

    Aimer soi-même c’est désirer connaître Christ et la vie éternelle.

    Aimer mon prochain, c’est le désirer pour lui également

    Mon prochain est la personne dans mon monde à moi, non sauvée, qui se laisse aider.

    Finalement,

    Les personnes dans mon monde, il y en a beaucoup

    Les personnes dans l’état de mort spirituelle, il y en a beaucoup

    Mais celles qui se laissent aider, il y en peu.

    Ce sont elles que nous cherchons

    La dame au Bed et Breakfast à Exeter. Mon épouse, Denise, et moi, nous étions en voyage en Angleterre et nous avons réserver une chambre dans un Bed et Breakfast dans la ville de Exeter dans le sud. Quand nous sommes arrivés dans un cadre charmant nous avons rencontré la dame qui nous recevait, une dame très accueillante et gentille. Elle nous a montré la maison et notre chambre. Dans la conversation elle nous a demandé si nous étions en vacances. Alors je lui ai expliqué que non, nous étions dans la région parce que je devais intervenir dans une grande convention. Quand elle a appris que j’étais pasteur elle était très surprise et elle a commencé à nous poser des questions. Elle était membre de la paroisse anglicane mais elle a avoué qu’il y avait beaucoup d’activité mais que spirituellement c’était mort.

    Elle nous a dit qu’il doit avoir plus dans la vie chrétienne de ce qu’elle avait connu. Cette femme avait soif. Mais elle devait s’absenter et elle ne revenait que dans la soirée. Alors je lui ai dit « Nous serons dans la chambre si vous le souhaitez, vous pouvez nous rejoindre dans la chambre et on en reparlera. Le soir on était tranquillement dans la chambre et on l’attendait. 20h, 21h, 22h ont passées elle n’est pas venue. A 23h on s’est dit, c’est bon elle ne vient pas on peut se coucher. On est monté dans l’énorme lit dans la chambre et on a éteint la lumière quand tout à coup on frappe à notre porte. Panique ! C’était elle ! On s’est vite ré-habillé et tard dans la nuit on a pu conduire cette femme à Jésus et prier pour elle. Le lendemain matin elle était rayonnant et son mari se demandait ce qui s’était dans notre chambre la veille ? Elle était pour Denise et moi, « notre prochain ».

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  • LE BON SAMARITAIN 3

    JESUS EST LE BON SAMARITAIN

    Texte: Luc 10:25-37 

    Nous avons, dans les deux premiers volets de cette série sur la parabole très célèbre du Bon Samaritain, abordé la question :

    « comment interpréter cette parabole d’une façon spirituelle. »

    Nous avons vu qu’avant que Jésus raconte la parabole, il y a eu deux questions posées par le scribe.

    1. Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ?

    La réponse que le scribe a donnée lui-même à sa question :

    “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée et ton prochain comme toi-même.

    Pour avoir la vie éternelle, il faut aimer Dieu !

    Et… aimer ton prochain comme toi -même,

    ce n’est pas avoir une meilleure image de soi mais de désirer le plus important  pour ton prochain…qu’il ait, lui aussi, la vie éternelle.

    2. Qui est mon prochain ?

     Le scribe est gêné par sa propre réponse.

    Il raisonne « Alors si ma vie éternelle dépend aussi d’aimer mon prochain, qui est mon prochain ?

    C’est une bonne question !

    La réponse n’est pas : le monde entier

    Dans l’histoire de Jésus 3 choses identifient son prochain :

    Celui qui est sur mon chemin

    Celui qui est laissé pour mourir

    Celui qui se laisse aider. 

    Si ces 3 conditions ne sont pas réunies la personne n’est pas mon prochain. 

    La question de comment interpréter cette parabole est toujours posée :

    Si un travail humanitaire gagne sa place au ciel il y a des gens, même athée, qui sont loin devant moi !

    Coluche : Il a fait un travail extraordinaire auprès des défavorisés avec ses Restos du Cœur qui continue aujourd’hui 30 ans après sa mort.

    Mais si l’accès au Ciel est réservé à ceux qui aiment Dieu de tout leur cœur,

    Coluche aurait eu quelques soucis en passant à l’éternité après son accident de moto compte tenu de son comportement public, sans parler de sa vie privée.

    Cependant bien que Jésus ait bien guéri des corps malades qui de toute façon aller un jour mourir malgré la guérison, Il a toujours mis l’accent sur l’état spirituel d’une personne plutôt que sa condition physique.

     

    QU'EST-CE QUI EST LE PLUS FACILE À DIRE ?

    Lorsque Jésus a été confronté à un choix direct entre aider les gens spirituellement et les aider physiquement,

    il a immédiatement choisi leur bien-être spirituel plutôt que leur bien-être physique.

    Le cas de l'homme paralysé dans Marc 2:1-12 est un très bon exemple des priorités de Jésus..

    Le besoin physique de l'homme était évident.

    C'est pour cette raison qu'il avait été amené par ses amis et s'il avait simplement été guéri physiquement, il serait parti avec ses amis.

    Mais le principal objectif de Jésus était sa condition spirituelle.

    Sans se soucier au départ de l'état physique de l'homme paralysé, Jésus lui a dit : "Mon fils, tes péchés sont pardonnés".

    Pourquoi cette approche ? C’est évident…

    Jésus l'aime tellement qu'il veut qu'il hérite de la vie éternelle et qu'il ne soit pas seulement capable de se promener dans cette vie pendant encore quelques années sur cette terre.

    Sa guérison physique est intervenue après que sa condition spirituelle ait été soignée.

    En fait, Jésus guérit la plainte physique, non seulement pour aider l'homme, mais aussi pour prouver qu'il savait ce qu'il faisait dans le domaine spirituel.

    Un homme membre de nos assemblées a perdu la vue d'un œil suite a une opération qui a mal tournée... la dépression. On a prié mais pas de miracle.  Finalement, je lui dis : "Regarde, Jésus a dit qu'il valait mieux aller au ciel avec un œil que d'aller en enfer avec deux. Oublie l'œil, tu vas au ciel", cela l'a libéré d'être trop concentré sur cette vie.

    Quelques années plus tard il est décédé et il est partit pour le ciel avec seulement un œil pour recevoir son corps spirituel.

     

    DEUX SORTES DE BONS SAMARITAINS

    Il y a donc deux sortes de bons samaritains 

    1. Le bon samaritain temporel.

    Il peut être un chrétien motivé par l'amour de Dieu pour celui qui souffre ou une personne laïque, non croyante, motivée par le noble désir d'aider son prochain.

    2. Le Bon Samaritain éternel.

    Il ne peut s'agir que d'un chrétien soucieux de voir les personnes spirituellement mourantes recevoir la vie éternelle.

     

    LE BON SAMARITAIN SPIRITUEL

    Ce second type de bon samaritain porte en lui l’amour intense pour Dieu et l'amour de Dieu qui ne veut pas qu'un seul périsse mais que tous arrivent à la repentance (2Pierre 3:9)

    Les personnes qui périssent sont au centre de ses préoccupations.

    Paul appelle les chrétiens à être ces bons samaritains spirituels sans lesquels les hommes et les femmes mourront et seront perdus à jamais :

     "...Et comment croiront-ils en Celui qu'ils n'ont pas entendu ? Et comment entendront-ils sans un prédicateur ?" (Romains 10:14)

    Sur le chemin de mon bureau à Paris, alors que je sortais de l'autoroute et que j'atteignais le deuxième feu, il y avait un vieil homme avec un bâton qui mendiait de l'argent aux voitures qui s'arrêtaient à chaque fois que les feux passaient au rouge. Il y a beaucoup de mendiants à Paris qui essaient toujours de faire appel à votre sens de la pitié en utilisant l'infirmité, surtout la béquille ou des enfants.

    Certains se disputent les meilleurs endroits de la ville parce qu'ils peuvent être très lucratifs.

    Un jour, alors que je m'arrêtais au feu rouge, le vieil homme était là, se déplaçant entre les voitures, mendiant avec sa béquille et il pleuvait. J'ai eu pitié de lui, alors j'ai sorti un euro et je le lui ai donné. Il m'a remercié.

    La semaine suivante, il était à sa place habituelle. Lorsqu'il est venu vers moi, il a semblé me reconnaître comme quelqu'un qui avait donné de l'argent et il m'a regardé en me faisant pression pour que je donne à nouveau.

    En partant, j'ai prié : "Seigneur, est-ce c’est cela, être un bon Samaritain ?

    Quelques temps plus tard, je prêchais dans une église de l'est de la France. Le pasteur m'a indiqué un jeune homme dans la congrégation. Il avait environ 28 ou 29 ans. C'était un Hollandais. Le pasteur m'a dit : "Quand nous l'avons rencontré dans la rue, il n'avait ni travail ni endroit pour dormir. Nous avons parlé avec lui et l'avons invité à l'église. Il est venu, non pas pour obtenir de l'argent des gens, mais pour obtenir l'espoir de Dieu, pour une vie meilleure.

    Quand il a entendu l'Evangile, il a répondu et a donné sa vie à Jésus. Il a commencé à mettre sa confiance en Dieu et à prier pour ses problèmes.

    En peu de temps, il a trouvé une chambre pour vivre et a reçu l'aide de l’Etat pour lancer sa propre petite entreprise d'électronique.

     La nuit où j'ai prêché dans l'église, le message était enregistré sur le matériel qu'il avait fourni pour l'église.

    C'est cela être un bon samaritain :

    trouver quelqu'un spirituellement mort, l'amener à la vie éternelle et le laisser commencer à récolter les bénéfices de la vie éternelle dans cette vie.

     

    LES BONS SAMARITAINS DANS LA BIBL 

    Nous avons tant d'exemples de bons Samaritains spirituels dans la Bible :

    ésus et Nicodème

    Jésus et la Samaritaine au puits.

    Jésus et le voleur sur la croix : ce n'est pas lui qui a été victime du voleur, c'est lui le voleur !

    Philippe et Nathanaël : il était si spirituellement mort que Philippe a dû le porter à Jésus sur son dos.

    Philippe et l'eunuque éthiopien : il l'a trouvé sur le bord de la route et l'a conduit à la vie éternelle

    Paul et proconsul romain

    Tous de véritables bons samaritains, portant des mourants spirituels à la vie éternelle.

     

    ALLER ET FAIRE DE MÊME

    Une fois que la question "qui est mon prochain » était réglée

    En fin de l’histoire du Bon Samaritain, Jésus dit au scribe, et à nous tous, ce que nous devons faire à ce sujet :

    "Va, et fais de même."

    La façon dont ce bon samaritain a ramassé les gens,

    est également la façon dont Jésus ramasse les gens spirituellement mort, c'est la façon dont nous aussi, nous devons les ramasser.

    Voilà, la grande mission du Chrétien... Allez chercher les gens et apportez-leur la vie éternelle.

    Si vous vous aimez suffisamment pour vouloir la vie éternelle pour vous-même,

    alors aimez suffisamment votre voisin pour qu'il reçoive lui aussi, la vie éternelle.

    C'est notre mission.

    Nous sommes maintenant prêts pour rentrer dans cette belle histoire pour découvrir ce que Jésus a caché en elle.

     

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  • LE BON SAMARITAIN 4

    POURQUOI JESUS, A-T-IL CHOISI UN SAMARITAIN POUR SON HISTOIRE ? 

    Texte : Luc 10 :30-37

    La parabole du bon samaritain est justement cela, une parabole. 

    Cela signifie deux choses :

    1. Ce n'est pas une histoire vraie. Le récit ne rapporte pas un événement qui a eu lieu. Elle a été racontée pour transmettre un principe spirituel.

    2. Chaque détail de l'histoire est important, sinon il n'aurait pas besoin d'être inclus. Les détails figurent dans la parabole parce qu'ils ont un rôle important à jouer dans la présentation à l'auditeur/lecteur de la vérité spirituelle de l'histoire.

    Avant de pouvoir commencer à explorer l'action du Samaritain pour sauver la victime de l'agression, nous devons d'abord examiner le contraste très fort entre la réaction des deux premiers voyageurs et celle du Samaritain.

    Cela est essentiel pour essayer de saisir le vrai sens de la parabole.

     

    LES PERSONNAGES CLÉS DE L’HISTOIRE

    Il y a 5 personnages principaux dans cette histoire : la victime, les deux premiers passants, le Samaritain et l'aubergiste.

    L'histoire commence par la réponse des deux Juifs, qui contraste avec celle du Samaritain.

    Ce contraste dans les évangiles est récurrent et lorsque nous le rencontrons, les samaritains sont souvent montrés sous un jour beaucoup plus favorable que les juifs. 

    Dans Luc 17:16, sur les 10 lépreux purifiés de leur maladie, un seul revient pour rendre grâce à Jésus.

    Il se trouve que c'est un Samaritain, ce qui laisse entendre que les 9 autres étaient des Juifs.

    Dans Jean 4:9, la Samaritaine fait clairement savoir qu'il n'y a pas de relation possible entre Juifs et Samaritains. Pourtant c’est à elle qu’il se révèle en tant que Sauveur du Monde.

    Pourtant, il a choisi un Samaritain pour être son héros dans la parabole du Bon Samaritain.

    La raison est importante pour le message de la parabole.

     

    LA RÉPONSE DES DIRIGEANTS JUIFS

    Les deux premiers voyageurs sont respectivement un prêtre et un lévite.

    Le prêtre est celui qui exerce une fonction religieuse.

    Le lévite parle d'origines ethniques, à savoir le privilège d'être né dans la tribu de Lévi, la tribu sacerdotale.

    Ensemble, ils représentent les chefs religieux de leur époque.

    Tous deux ont la même réaction lorsqu'ils voient l'homme mourant sur le bord de la route. Ils passent de l'autre côté.

    Il est important de comprendre que nous n'avons pas affaire à deux individus particulièrement indifférents aux besoins humains.

    Leur réponse vient de la religion même qu'ils représentent. 

    La loi de Moïse déclare les prêtres et les lévites impurs s'ils touchent le cadavre d'une personne qui n'est pas de sa famille proche. Lévitique 21:1-3

    Le problème de leur réponse ne vient pas de l'attitude personnelle de ces individus mais de leur religion.

    Ils ne pouvaient pas prendre le risque que l'homme soit déjà mort.

    Etonnant ce que la loi religieuse peut imposer :

    A une certaine époque dans les milieux évangéliques en France une femme devait porter un voile en assistant à un culte. Les pasteurs l’imposaient aux Chrétiennes en citant, hors de contexte, un verset de Paul aux Corinthiens. Les femmes, pensant plaire à Dieu obéissaient. Quand une femme arrivait à l’église ayant oublié son voile cela conduisait à des scènes très drôles. Une femme a vécu son culte avec une couche d’enfant sur la tête et une autre n’a pas trouvé mieux que mettre une boîte de camembert sur la tête pour être approuvé de Dieu. On ne m’a pas dit la marque du camembert !

    Par cette parabole, Jésus prend ses distances avec le légalisme de la loi et son application par les pharisiens.

    C'est ce qu'Il a souvent fait dans son enseignement.

    Jésus rejette une religion qui empêche une personne de s’impliquer pour sauver des étrangers mourants.

     

    QUE CROYAIENT LES SAMARITAINS ?

    L'animosité entre les Juifs et les Samaritains était directement liée à leurs croyances religieuses.

    Les Samaritains considéraient comme leurs textes sacrés le Pentateuque, qui est la compilation des 5 premiers livres de l'Ancien Testament. (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres Deutéronome).

    Ils n'ont pas accepté la révélation dans les écrits des prophètes.

    En fait, Jésus, dans cette parabole, condamne les Juifs qui ont la vérité révélée de la Parole de Dieu, tout en félicitant les Samaritains qui n'ont pas accepté la révélation qui est venue par les prophètes.

    La priorité pour Jésus n'est pas de se retrancher derrière la vérité doctrinale.

    Selon Jésus, nous pouvons détenir la vérité doctrinale mais avoir un mauvais esprit.

    Apparemment, selon cette parabole, il est possible de ne pas posséder toute la vérité et d'avoir quand même un esprit juste.

    Comme cette parabole est racontée en réponse à la question "Que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? (Luc 9:25), on ne peut que conclure qu'il ne suffit pas d'avoir la vérité. Il faut aussi avoir la bonne motivation, la bonne disposition de cœur.

    Il est difficile pour les chrétiens évangéliques d’accepter cela.

    En tant que chrétiens évangéliques, nous avons la vérité de la Parole de Dieu et le message de salut de l'Evangile. J’en suis convaincu.

    Pourtant, lorsque les chrétiens évangéliques manifestent avec colère et violence, en paroles et en actes, contre des choses comme les cliniques d'avortement, les homosexuels ou les ennemis de l'Évangile, tout cela au nom de la défense de la Parole de Dieu, ils révèlent le genre d'esprit qui n'est pas l'Esprit de Dieu.

    Lors d’une pastorale évangélique à laquelle j’ai assistée, un pasteur réformé qui baptisait des bébés était présent. Les pasteurs évangéliques se sont focalisés sur ça et lui ont manqué de respect.

    Une pasteur de la Suède, oratrice lors d'une grande conférence chrétienne en Amérique. Le pasteur organisateur a raconté à tout le monde comment l'homme qui avait été un véritable adversaire pour eux était soudainement mort. Il a dit : "Dieu a enlevé notre ennemi" et tout le monde a applaudi et a acclamé Dieu. Est-ce une bonne réponse ? Qu'en est-il de la famille de cet homme en deuil ?

     

    Jésus affirme clairement que la compassion prime sur la justesse doctrinale.

    Il recommande même l'amour au-dessus de la révélation et de la puissance de Dieu. Comme dans son enseignement dans le Sermon sur la Montagne.

    "Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en ton nom, chassé les démons en ton nom et accompli beaucoup de miracles… éloignez-vous de moi..." (Mt 7:22,23)

    La religion du bon samaritain ne l'a pas empêché de sauver un homme mourant.

    Il a ressenti la compassion de Dieu et a réagi.

    Sauver un homme mourant sera toujours l'expression ultime de l'amour de Dieu.

    Romains 5:8

     

    L'ATTITUDE CHOQUANTE DE DEUX DES DISCIPLES DE JESUS

    La parabole du bon samaritain se déroule sur la route entre Jérusalem et Jéricho, à l'intérieur d'Israël. 

    On peut supposer que l'homme sur lequel les voleurs se sont acharnés était juif.

    Elle met encore plus en évidence l'amour incroyable dont a fait preuve le Samaritain qui a su transcender toute l'hostilité naturelle qu'un Samaritain aurait ressentie envers un Juif.

    Jacques et Jean, en tant que deux des disciples de Jésus, ont vécu une expérience spirituelle très riche :

    La présence personnelle quotidienne du Sauveur, tout l'enseignement qu'ils avaient entendu, toutes les œuvres de puissance qu'ils avaient vues et ressenties, et pourtant, face à des personnes difficiles, ils ont fait preuve d'une attitude très peu spirituelle. 

    Dans Luc 9:51-56, les disciples de Jésus ont été confrontés à un village de Samaritains qui refusaient de recevoir Jésus en raison de l'hostilité ethnique et religieuse qui régnait.

    Jacques et Jean, Chrétiens, disciples de Jésus, ont réagi en voulant appeler le feu du ciel pour détruire le village, tout comme Elie l'avait fait avec les prophètes de Baal.

    Imaginez que tous les hommes, femmes, enfants, vieillards, soient décimés par les disciples de Jésus en colère. Imaginez la souffrance des proches !

    Alors que faire de l’injonction… "aimez vos ennemis" ?

    Il est difficile de se réconcilier, des chrétiens qui veulent tuer des samaritains et un samaritain qui veut sauver un juif.

     

    DIEU EST AMOUR

    Ce même disciple, Jean, a écrit des années plus tard : "Dieu est amour" (1Jean 4:8).  Quelque chose a dû se passer dans son cœur entre temps.

    Oui, Dieu est avant tout, amour ! Que les Chrétiens ne l’oublie jamais. Jésus lui, en me voyant sur le bord de la route n’a pas passé outre de moi, Il ne le fera pas de toi.

    Il est notre exemple. Nous ne partageons en rien la religion des sacrificateurs et des lévites.

    Le Chrétien n’est pas un juif réchauffé avec un légalisme déguisé.

    Il est comme Jésus, un sauveur d’âmes.

     

     

     

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  • LE BON SAMARITAIN 5

    EMU DE COMPASSION

    Texte : Luc 10 :30-37

    Le « bon » dans cette histoire est le Samaritain pas les deux autres. Ils n’étaient pas des « bons »

    Ce qui a fait la différence entre la réaction du Samaritain et celle des deux chefs religieux juifs, le lévite et le sacrificateur, c'est la sensibilité humaine du Samaritain.

    Il a ressenti de la compassion et c'est ce sentiment puissant qui l'a poussé à agir.

    L’expression que nous retrouvons dans cette histoire « ému de compassion » c’est ce qui a démarqué le Samaritain des deux religieux.

    Cette phrase « ému de compassion », on la retrouve dans la parabole du « Fils Prodigue » pour décrire la réaction du père. (Luc 15 :20) C’est ce que le Père céleste ressent.

    On retrouve cette phrase à plusieurs reprises dans les réactions de Jésus :

    • Plusieurs fois lorsqu'il se trouvait devant la foule.
    • D’autres fois juste avant d’opérer un miracle de guérison ou de résurrection comme avec la rencontré avec la veuve de Naïm.

    Cette émotion de compassion qui est très présente dans le cœur de Dieu,

    cette émotion de compassion va faire un tri entre le bon samaritain et les « pas bons » religieux.

     

    LA SENSIBILITE HUMAINE

    Que ressentons-nous pour les gens ? Aimes-tu les gens ou les supportes-tu seulement ?

    Je ne parle pas de votre famille, de vos amis et de tous ceux qui vous aiment.

    Bien sûr que vous les aimez et que vous avez de la compassion pour eux.

    Jésus a dit que même les gens païens aiment ceux qui les aiment. (Matthieu 5 :47)

    Cependant la tendresse d’un coeur envers des personnes inconnues, cela vient de Dieu.

    Dieu m’a sauvé d’être une personne indifférente que j’aurai pu être.

    Mais cela n’allait pas tomber du ciel dans un moment de prière.

    J’ai compris qu’il fallait que je participe activement avec ce que Dieu faisait dans mon coeur

    J'ai travaillé de plusieurs façons pour rendre mon cœur plus tendre envers les gens que je ne connaissais pas.

    Tout d'abord, je me pose des questions à leur sujet :

    Je me demande ce qu'il vit en ce moment ?

    Cette personne, que va-t-elle trouver en rentrant chez elle ce soir ?

    Qu’est-ce qu’elle a vécu pour qu’elle soit comme elle est ?

    Dans un centre commercial à Adélaïde, une femme marchait la main dans la main avec un grand homme. La femme portait un œil au beurre noir d’une couleur violet foncé. J’ai regardé cette femme et ensuite l’homme et je me suis demandé si c’était lui qui l'avait fait. Tout le monde pensait probablement la même chose.

    S'il ne l'avait pas fait, il aurait dû porter un T-shirt avec "C’est pas moi !" écrit dessus !

    J’ai eu de la peine pour cette dame.

     

    QUELQU'UN LES AIME

     Et puis il y a la façon dont je fais face aux nombreuses publicités montrant des femmes très sensuelles qui cherchent à provoquer une réaction sensuelle chez les hommes.

    Toute la projection de la femme est : soit elle est un objet sexuel, soit un prédateur au féminin, une croqueuse d’hommes.

    J'ai découvert que pour désamorcer le piège sensuel, je considère la femme comme la petite fille qui a grandi en aimant son papa et sa maman, en jouant avec ses poupées et en aidant sa mère à faire un gâteau dans la cuisine.

    Derrière le maquillage, la coiffure et les vêtements moulants, elle est juste une petite fille qui a été manipulée, exploitée et qui a perdu son innocence. 

    Je me suis demandé si je pouvais ressentir plus de compassion pour les gens si je pouvais les imaginer tous en tant que petits enfants.

    Le jour suivant, lorsque j'ai pris un train pour la ville d'Adélaïde, j'ai regardé tous les passagers du train et j'ai essayé de les imaginer tels qu'ils auraient été dans leur enfance.

    Au bout de quelques minutes j'ai abandonné. Mon imagination surchauffait ! Je n’arrivais pas.

    Mais quelque chose m'a frappé alors que je regardais tous ces gens que je ne connaissais pas.

    Je me suis rendu compte que même si je ne les connaissais pas et que je ne ressentais pas beaucoup d'affection pour eux, il y avait quelqu'un, quelque part qui les connaissait et qui les aimait.

    Il y avait un homme en face de moi, d'une soixantaine d'années, qui avait un bouton sur les lèvres. Il n'était pas très beau à voir. Je ne pouvais pas l'imaginer à 5 ans, mais je me suis dit : "C'est le papa de quelqu'un, il est probablement le papy d'un petit garçon ou d’une petite fille. Quelqu'un, quelque part, l'aime et ne voit plus le bouton aux lèvres. Quelqu'un le prend dans ses bras et l'embrasse. »

    Je voulais essayer d'imaginer ce moment.

    Et si l'homme n'a personne qui l'aime, alors je peux vraiment avoir de la compassion pour lui.

    Son visage est devenu de plus en plus beau à regarder.

     

    L’AMOUR CHEZ LE CHRETIEN

    Le problème de l'histoire du bon samaritain :

    nous pouvons avoir foi en Dieu et  avoir un tas de croyances et de pratiques religieuses,

    mais si nous n'avons pas de compassion pour les gens, nous n'avons pas le cœur de Dieu.

    C’est vrai pour un juif mais c’est également vrai pour un chrétien évangélique. 

    L'apôtre Jean, souvenez-vous de lui,

    le terroriste chrétien qui voulait tuer tout le monde dans un village samaritain,

    des années plus tard dans une lettre aux chrétiens il a écrit :

    "celui qui n'aime pas son frère qu'il a vu, ne peut pas aimer Dieu qu'il n'a pas vu" 1Jean 4:20  Les deux sont liés !

    Et Paul s'adressait à des Corinthiens bouillonnants de dons spirituels, lorsqu'il écrivait :

    "Et si j'ai le don de prophétiser et que je connaisse tous les mystères et toute la science, et si j'ai toute la foi, pour déplacer des montagnes, mais que je n'aie pas l'amour, je ne suis rien"    1 Corinthiens 13:2

     

    LE SECRET POUR ETRE EMU DE COMPASSION 

    Jésus nous le révèle avec le jeune homme riche.  Marc 10:21

    « Jésus, l’ayant regardé, l’aima… ». Il s’est arrêté, il l’a regardé …et il l’a aimé.

    Arrêtez un instant et regardez les gens.

    Prenez le temps de regarder et de ressentir quelque chose pour eux.  SCENARIO (Problème avec la vidéo, je me vois moi !)

    Le plus grand ennemi de la sensibilité humaine et de la compassion est être toujours trop occupé, trop préoccupé.

    Nous ne regardons pas les gens parce que nous sommes tellement préoccupés par des démarches à effectuer, les courses à faire, la route à faire, le travail qui nous attend, les problèmes qu’on doit régler. On court, on est tellement occupé, tellement dans sa bulle à soi.

    Nous pensons à nos proches mais c’est tout.

    Soyons conscient des gens qui nous entourent.  Ils sont là mais les voyons-nous ? 

    Commencez à pénétrer dans leur univers.

    Commencez à vous soucier d’eux et à ressentir une sensibilité pour les gens que vous ne connaissez pas.

    Aimez-les, même si vous ne les connaissez pas.

    Et vous deviendrez un bon samaritain.

    Vous verrez le demi-mort spirituel au bord de la route. Vous ne serez pas indifférent. Vous l’amènerez à la vie éternelle. 

    Il y a quelques années, j'ai lu dans un journal, un article sur Robert Gates, le secrétaire à la défense des États-Unis de l’époque. Il s'adressait à un groupe de marines américains dans le Maryland. Et alors qu'il parlait de l'un de leurs camarades, un major de 34 ans, Doug Zembiec, a été décoré en héros pour un exploit en Irak en 2004, est rentré aux États-Unis et ensuite est retourné en Irak pour une deuxième période de service. Il a été tué au combat en mai 2007. Robert Gates a déclaré en essayant de retenir ses larmes.

    "Chaque soir, j'écris des lettres aux familles de jeunes Américains comme Doug Zembiec, . Pour vous et moi, ce ne sont pas des noms sur un communiqué de presse ou des chiffres mis à jour sur un site internet. Ce sont les fils et les filles de notre pays.

    Il ne le connaissait pas, mais il pleurait sa mort et sa famille en deuil.

    Il était ému de compassion !

     

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  • LE BON SAMARITAIN 6

    LES BANDAGES, LE VIN ET L'HUILE 

    Texte : Luc 10 :30-37

    J’aimerais entrer dans l’histoire du « Bon Samaritain » raconté par Jésus. Nous allons tirer la leçon des bandages, le vin et l’huile que le Samaritain a utilisés pour apporter les premiers secours à cette homme mourant au bord de la route.

    Pour ramener un mort spirituel à la vie, nous ne pouvons le faire à distance avec une télécommande

     

    LE BÂTON D'ELISEE N'A PAS FONCTIONNÉ

    Le prophète Elisée l’a appris avec son bâton. 

    Dans 2Kings 4, nous trouvons le prophète Elisée qui veut ressusciter un jeune homme qui vient de mourir. Il est convaincu qu'en posant simplement son bâton de prophète sur le garçon, la résurrection aurait lieu.

    Il envoie son serviteur qui pose le bâton sur le cadavre mais rien ne se passe.

    Elisée ne pouvait pas ressusciter les morts à distance.

    Ce n’est pas son bâton qui portait la puissance de donner la vie. Cette puissance était en LUI !

    Il fallait qu’il s’investisse personnellement pour redonner la vie à un mort. 

    Elisée entre dans la chambre où le corps sans vie était allongé.  Il grimpe sur le corps du garçon mort et pose ses lèvres vivantes sur des lèvres mortes pour insuffler le souffle de vie. Les yeux qui voient se posent sur des yeux sans lumière et des mains chaudes sont posées sur les mains froides du garçon. Le garçon revient à la vie 

    La leçon que je tire de cette histoire ainsi que celle de la parabole du Bon Samaritain est la même.

    Pour ramener un mort spirituel à la vie de Dieu on ne peut pas faire de la distanciation spirituelle !

    Aujourd’hui, dans la plupart des cas, ceux qui sont spirituellement morts on besoin de quelqu’un qui s’investisse dans leur vie de mort.

    On peut faire certaines choses à distance :

    allumer sa télé, changer la température de la clim, ouvrir son portail mais on ne ressuscitera pas beaucoup de gens en pressant un bouton.

    Je l’ai vu avec un dépanneur d’ordinateur dernièrement. Il a voulu me dépanner à distance pour une panne de micro pour les vidéo et vidéoconférence. Le micro de mon nouvel ordi était mort. Après plusieurs manips il m’annonce « Tout marche ». Mais ça ne marchait toujours pas. Le micro était toujours mort.

    Il m’a dit qu’il ne faisait pas de déplacements au domicile mais comme il m’avait vendu l’ordi défaillant il devait me régler mon problème. Quand il est venu à la maison il s’est investi personnellement pendant plus d’une heure. Et le micro mort et revenu à la vie !!!

    Dieu lui, ne pouvait pas sauver l’homme à distance.

    Il a essayé dans l’Ancien Testament en envoyant des prophètes.

    Mais ça n’a pas marché. L’homme était toujours mort.

    Il a dû s’impliquer lui-même en la personne de Jésus qui lui, est le bon samaritain.

     

    VERSER DE L'HUILE ET DU VIN ET BANDER LES PLAIES

    Jésus nous dit que le Samaritain éprouve d'abord une forte émotion, de la compassion, qui a produit ensuite un engagement pour sauver la victime de l’agression. 

    Son action était l’implication personnelle.

    Pour comprendre, cette action il faut comprendre la leçon du petit déjeuner anglais, le fameux « bacon et eggs », les œufs sur le plat et des tranches de bacon.

    Pour ce petit déj, lequel des deux, la poule ou le cochon s’investi personnellement. La poule pond un œuf. Le cochon donne sa vie.

    L’implication personnelle du bon samaritain s’est faite au travers de l'utilisation d’un certain nombre de choses : des bandages, de l’huile, du vin, un âne, l’auberge et les deniers. 

    Jésus ne reste pas dans des généralités.

    Il nous donne des détails qui ont toute leur importance dans l’histoire. 

    Le Samaritain n'était pas un SAMU envoyé pour intervenir. 

    Ce que ce Samaritain avait, il l'avait pour ses propres besoins pour son voyage.

    Il n'était pas venu dans l’intention de sauver un homme.

    Il n’avait pas de trousses de premiers secours

    Il devait s'adapter, trouver des solutions 

    Je ne veux pas entrer dans la symbolique pour essayer de donner un sens spirituel mais ce serait légitime de le faire :

    Les bandages…les soins de Dieu pour guérir une blessure

    L’huile…l’action du Saint Esprit

    Le vin…la joie retrouvée

    Ne compliquons pas les choses.

    En racontant cette parabole Jésus n’avait pas forcément les symboles en tête.

     

    LES BANDAGES

    Les bandages, où-ce qu’il les a trouvés ? :

    La seule réponse possible : il les a faits de ses propres vêtements. Il a dû certainement déchirer une de ses tuniques.

    Mais quel prix la vie éternelle d’un homme ?! Tant pis pour la tunique il la remplacera.

     

    L'HUILE

    Et l’huile pourquoi avait-il de l’huile ?

    Elle était certainement pour sa lampe pour s’éclairer le soir. Tant pis, il va devoir se contenter de l’éclairage de la lune ce soir-là.

     

    LE VIN

    Le Samaritain était un buveur de vin.

    Il voyageait avec une gourde du vin. Mais le vin n’était pas pour l’âne !

    Et pour le repas du soir maintenant qu’il avait déversé son vin pour désinfecter les blessures de l’homme mourant… il serait à l’eau pour son repas. Ce n’est pas grave.

    Finalement, ce qu'il avait prévu pour lui-même devint utile pour sauver un homme mourant.

    Mais il fallait une implication personnelle.

    Ce que le voyageur samaritain avait, était ce qu'il a donné. 

    C’est l’implication personnelle. C’est mettre sa vie personnelle en jeu pour le salut d’une âme.

    Je le vis avec mon numéro de téléphone personnel. Beaucoup de pasteurs donne leur numéro personnel qu’à leur proche. Le numéro qu’ils affiches est celui d’un secrétariat. Moi je n’ai jamais mis mon numéro de téléphone sur liste rouge. Je l’ai toujours affiché. Je voulais m’impliquer personnellement même si cela m’attire des soucis.

    Et des soucis j’en ai eu avec mon numéro de téléphone !

    En région parisienne je mettais des annonces dans le journal des petites annonces. Je mettais une photo de moi-même avec comme titre ‘Souhaitez-vous parler à un pasteur ? » et j’invitais le public de m’appeler sur le numéro fixe de la maison. Un soir le téléphone a sonné et la voix d’un homme m’annonçait qu’il voulait me rencontrer dans une voiture dans un parc réputé pour les rencontres avec les prostitués homosexuels. J’ai décliné son offre !  Mais cela a commencé une période où cette personne nous appelait plusieurs fois par semaine pour me dire des cochonneries. Je raccrochais aussitôt. Je suis allé à la police qui m’ont dit de changer de numéro de téléphone. J’ai dit non, c’est ce téléphone que les gens bien intentionnés connaissent.

    Ils m’ont mis sur écoute. J’ai dû enregistrer sa voix sur répondeur. Après 2 ans de harcèlement 3 fois par semaine, la police avait seulement pu trouver la centrale de la grosse société d’où il appelait. L’enquêteur m’a annoncé qu’il était muté et que l’affaire serait classée sans suite. J’ai tenté le tout pour le tout. Le lendemain soir l’harceleur m’a appelé et j’ai répondu. « Monsieur, j’aimerai vous parler. Je vous écoute. J’ai demandé une enquête de la police nationale. Ils ont un enregistrement de votre voix. Ils savent que vous travaillez à tel société à Evry, dans l’Essonne. L’étau se resserre autour de vous. Et vous risquez très gros. »  Il m’a répondu, vous pasteur, vous avez fait une telle chose ?! Bon, je vous laisserai en tranquille ». Et c’était fini.

    Pour amener des personnes mortes spirituellement à la vie, j’engage ma vie personnelle. Peu importe que cela me coute.

    C'est pourquoi Jésus a guéri en touchant les lépreux. (Matthieu 8 :2,3)

    Normalement il ne faut surtout pas toucher un lépreux.

    Le geste barrière n’est pas d’un mètre mais de 10m ou 50m !  Quand il touche le lépreux, ça c'est s'impliquer personnellement

     

    SAUVER  DES GENS QUI NE SOUFFRENT PAS

    Nous répondons facilement aux personnes qui ont été blessées par la vie. 

    Lorsque des personnes souffrent de solitude, d'un cœur brisé, d'un corps malade, d'une perte d'emploi, d'une dépression et de mille autres maux produits par la vie moderne, de nombreux chrétiens se mobilisent avec des bandages, de l'huile et du vin à leur disposition. 

    Mais l'Évangile est-il seulement pour les gens malheureux ou est-il aussi pour ceux qui ne sont pas particulièrement malheureux tout en étant dans un état de mort spirituel ?

    Les gens ne sont pas spirituellement morts parce qu'ils ont beaucoup de problèmes, mais parce qu'ils sont éloignés de Dieu.

    Donc, si l'histoire du bon samaritain a une signification spirituelle, et pas seulement une application de l'aide sociale, alors que donnons-nous à une personne qui n’a pas de problèmes particuliers.

    La réponse, bien sûr, est la vie spirituelle qui est en nous.

    On peut la communiquer à celui qui n’a pas de vie de Dieu en lui.

    Dans notre église à Paris, il y avait un scientifique, Stéphane, qui était issu d'une famille totalement athée et qui était un athée déclaré qui se moquait ouvertement des chrétiens. Aujourd'hui, c'est quelqu'un qui aime Jésus de tout son cœur.

    Il a témoigné ouvertement sur les 3 personnes qui l'ont aidé à changer.

    Trois personnes qui ont versé leur foi et leur vie dans son âme morte :

    1. Un vieux prédicateur qui prêchait chaque semaine devant l’entrée de la fac lorsqu'il était étudiant universitaire. Ce jeune homme s'est joint aux autres étudiants pour se moquer de ce vieux prédicateur mais ce dernier a eu un impact sur lui en raison de sa conviction.

    2. Un de ses amis qui était lui-même un rationaliste, un scientifique mais qui était devenu chrétien. Stéphane cherchait à comprendre comment quelqu'un pouvait passer de la science à la foi.

    3. Une fille colombienne dont il est tombé follement amoureux. Elle s’était convertie à Christ quelques mois auparavant et partageait sa foi. Elle est devenue sa femme par la suite.

    Ces trois personnes se sont impliquées personnellement et ont versé leur huile et leur vin dans le mort spirituel et il est revenu à la vie.

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  • LE BON SAMARITAIN 7

    L'ANE ET LES DENIER DU SAMA1RITAINS

    Texte : Luc 10 :30-37

    Le Samaritain trouve un homme mourant au bord de la route et lui prodigue les premiers soins sur le bord de la route,

    Puis, il aurait pu partir avec une conscience un peu plus tranquille.

    Mais ramasser les gens ce n'est pas se donner bonne conscience.

    Il s'agit de sauver une vie et cette vie ne serait pas sauvée si elle était laissée là où elle se trouve, malgré les bandages, l'huile et le vin. 

    Il ne pouvait pas le laisser en lui disant « Voilà, mon ami, j’ai fait ce que j’ai pu. Bonne chance, au revoir ! » 

    Il ne suffit pas de se réjouir d’avoir bandé un ou plusieurs hommes mourants aujourd'hui en se disant « Alléluia, merci Seigneur ! »

     

    3 CHOSES PERSONNELLES QUE NOUS DEVONS GERER

    Pour bien gérer notre quotidien, il y a trois choses que nous devons gérer : 

    Le temps – qu’allons-nous faire du temps que nous avons ?

    Nos forces – quel effort dois-je fournir ?

    Notre argent – comment vais-je investir mon argent ?

     

    Notre bon samaritain semble un homme bien organisé.

    Il a tout prévu pour son voyage : ses vêtements, son huile, son vin, sa monture et son argent.

    Il a un objectif.

    Il sait où il va. Il n’est pas en vadrouille.

    Il a calculé le temps nécessaire pour son voyage et l’heure de son arrivée.

    Il a tout prévu.

    Et il se met en route.

    Il a tout prévu, sauf l’homme mourant !

    Et c’est l’homme mourant qui va changer sa vie.

    A cause de l’homme mourant, il allait vivre la compassion, et ses plans voleront en éclats.

    C’est l’homme mourant qui le transformera d’un simple voyageur en sauveteur d’hommes.

     

    L'EFFET DU DEMI MORT

    L’homme mourant c’est une chance inouïe pour ce simple samaritain de devenir le Bon Samaritain, le héros de l’histoire de Jésus.

    Il devient l’exemple ultime pour toute personne qui veut la vie éternelle. 

    Oui, l’homme mourant avait besoin du bon samaritain pour rester en vie mais le samaritain avait besoin de l’homme mourant pour changer de vie !

    J’ai conduit à Jésus un copain de fac qui était très loin de Dieu. C’était en 1976. Cela a mis 2 ans de partage et témoignage. Aujourd’hui 44 ans plus tard, il reste reconnaissant pour le rôle que j’ai joué dans sa vie. Il est un Chrétien engagé et impliqué.

    Il était ma première conversion à Christ. J’avais 22 ans.

    Il avait besoin de moi. Mais moi j’avais besoin de lui.

    Il m’a montré ce que Dieu pouvait faire avec ma vie.

    Il a été le premier de nombreuses personnes que j’ai eu le privilège de voir venir à Jésus. Mon copain était les prémices de toute une vie consacrée à ramassé des hommes mourant au bord de la route.

    Avec l’homme mourant, le samaritain allait vivre un changement de vie profond.

    Quand le samaritain a vu l’homme mourant au bord de la route tous ses projets allaient être bouleversé parce que lui-même été bouleversé.

    L’heure d’arrivée qu’il avait prévue…bouleversée

    L’effort qu’il devait fournir… intensifiée

    Son budget pour le voyage…explosé

     

    LE DEPLACEMENT

    Après les premiers soins le samaritain savait très bien, s’il le laissait là il allait quand même mourir.

    Que les bandages, l’huile et le vin ne suffisaient pas.

    Il fallait impérativement le déplacer.

     

    L'AUBERGE

    Pour sauver une vie, il faut la déplacer.

    On ne peut pas le laisser là où il est.

    Les hommes mourants, laissés seuls, vont mourir.

    Ils ont besoin d’un nouveau contexte pour leur vie, un nouveau lieu de vie.

    C’est le rôle de l’auberge, de l’église

    C’est ça l’église - un lieu où les morts revivent ! Passionnant !

    C’est l’église que j’aime !

    Mais le besoin de déplacer l’homme mourant créer plusieurs problèmes pour le samaritain.

    Ca va lui demander de gérer différemment 3 choses :

    Son temps, Ses efforts, Son argent.

     

    L’ANE

    L’âne va jouer un rôle important dans cette histoire.

    C’est le moyen de transport du samaritain. L’âne lui permettra de se reposer et l’amènera un peu plus vite à destination.

    L’âne n’est peut-être pas un TGV.

    Au pas, un âne avance à 4 à 6km heure. L’homme, au pas, avance à 3 à 5km heure. L’âne est donc un peu plus rapide mais c’est l’effort fourni par la marche de 5 km qui fait vraiment la différence.

    Donc, oui, sauver quelqu’un demande plus de temps mais surtout PLUS D’ENERGIE ET D’EFFORT.

    Pendant toute cette période de confinement, mon âne a été ma chaîne YouTube. Je porte plusieurs à l’auberge de la découverte du cœur du Père. Alors quand il faut télécharger une vidéo d’une heure, ça peut prendre 3h. (Une vidéo de 35 minutes a pris 6h40 pour mettre en ligne !) C’est long mais ça ouvre à toutes sortes de possibilités. Dont une de ces possibilités est d’avoir un contact avec tous mes abonnées. Cela prend beaucoup de temps mais ça vaut la peine au niveau du retour que je reçois.

    La vidéo YouTube a été comme mon âne. J’invite les abonnés et visiteurs de ma chaine à monter sur l’âne et je les conduirai vers l’auberge du cœur du Père où la vie peut être transformer.

    Et moi je dois marcher au pas pour les accompagner.

    Mettre quelqu'un d'autre sur l'animal signifierait accepter l’effort physique de marcher à côté de l’âne et certainement avancer plus lentement. Il va devoir faire ces 5km heure à pied.

    Il y aura besoin de consacrer plus de temps et plus d’effort pour amener ce demi-mort à l’endroit où il pourra guérir.

    Sauver les gens spirituellement prend du temps et de l’effort.

    Cela signifie que d'autres choses devront attendre.

    Elles prendront plus de temps parce que votre âne est mis à la disposition de quelqu'un qui ne peut pas marcher.

    Le Samaritain était prêt à retarder ses projets personnels pour la résurrection d'un autre.

    Dans le monde actuel du "allez, allez, allez", c'est le sacrifice ultime.

    Lorsque nous redéfinissions notre emploi du temps pour aider un mort spirituel, nous donnons littéralement notre vie pour le salut de son âme.

     

    OUI, MAIS QUI PAIE ?

    C'est l'un des détails troublants de la parabole.

    Jésus aurait pu terminer l'histoire avec le Samaritain qui se rend à l'auberge, dépose la victime et repart.

    Il aurait été si facile, dans cette histoire, d'éviter la question financière.

    Mais Jésus tient à l’aborder.

    Ce qu’il dit sur l’investissement financière fait tellement partie de son histoire qu’il est impossible de l’éviter.

    Et le fait est, que sauver les gens coûte de l'argent et que quelqu'un doit payer pour cela.

    Dans la parabole de Jésus, la personne qui trouve la victime et l'amène à l'auberge, est celle qui conserve la responsabilité de l'engagement financier de son rétablissement.

    Il est clair que le Samaritain est plus engagé dans la réanimation de l'homme que l'aubergiste.

    Il doit s'assurer que l'aubergiste reste un partenaire dans le processus. C'est donc lui qui supporte la charge financière.

    La leçon tirée est que gagner des gens au Christ coûte de l'argent et que cet argent doit être entre les mains de ceux qui sont les plus engagés dans l'évangélisation.

    L'évangélisation, qui dépend financièrement des gens qui n'y croient pas vraiment, ne réussira pas.

    Les personnes qui n'ont pas à cœur le salut des âmes auront toujours le sentiment que l'argent des chrétiens peut être mieux dépensé ailleurs…des nouvelles chaises, une nouvelle sono.

    L’argent le plus bêtement dépensé dans une église : Les chaises pour gros derrières pour prendre plus de place et masquer le fait que l’auditoire baissait progressivement.

    C'est pourquoi les évangélistes et ceux qui s'engagent à gagner les personnes perdues doivent avoir de l'argent à leur disposition pour s'assurer qu'il y en aura toujours assez pour payer toutes les factures concernées.

    Quand nous avons voulu lancer l’église à Mayotte il fallait trouver des finances pour payer les billets des vols tous les mois Réunion – Mayotte. J’ai pris contact avec un australien que je ne connais pas mais qui nous avait déjà soutenu pour l’achat du bus, pour le sensibiliser au besoin financier. Il a répondu favorablement. Au fil de l’année il nous a envoyé 8 000 euros pour payer tous les billets pendant près de 2 ans. Les billets était comme l’âne qui transporterait l’homme mourant. J’avais son nom mais aucune photo et très peu de détails de ce qu’il faisait. Je l’aurai croisé dans la rue, je ne le saurais pas. Mais ce généreux donateur, comme un ange envoyé de Dieu, nous a acheter l’âne

    Les finances sont là pour mener les âmes perdues à la vie mais il faut aller les trouver.

    Il avait déjà donné son vêtement – pour les bandages

    Son huile – prévue pour sa lampe

    Son vin - prévu pour son repas

    Maintenant il donne son âne prévu pour son confort et pour gagner de temps

    Et son argent – prévu pour le voyage

    Il a sauvé une âme et il est devenu LE BON SAMARITAIN

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  • LE BON SAMARITAIN 8

    LE BON SAMARITAIN ET L'AUBERGE

     Texte : Luc 10 :30-35

    Je trouve dans cette histoire une présentation de notre église EFSF, une auberge où les demi-morts peuvent revenir à la vie.

    Le Samaritain est en mouvement dans cette l’histoire et c’est lui qui amène des personnes à l’auberge.

    L'aubergiste est sédentaire. Il dirige un hôtel et accueille les clients.

    Il se préoccupe davantage de leurs besoins, et s’inquiète de leur satisfaction

    Il y a différents types de professions :

    Celles qui sont axées sur la personne

    Celles qui sont axées sur la technique

    Celles qui sont axées sur le résultat

    Mais dans l’église, tout est axé sur la personne

    Le Bon Samaritain est, en premier lieu, motivé par la mission de sauver une âme tandis que l’aubergiste, c’est quelqu'un qui fait un travail pastoral auprès des gens et s’occupe de leur progression spirituelle.

    Nous avons donc dans cette histoire un aperçu du double rôle que Dieu donne à une église :

    ramener des personnes mourantes à la vie et assurer leur santé spirituelle.

     

    L'ÉGLISE COMME UNE AUBERGE

    L'image d'une église comme une auberge ou d'un hôtel, n'est pas parfaite.

    Mais elle nous apprend quelque chose de très important sur l'église... elle est LE lieu que Dieu a établi où l'on amène les mourants et c’est là, où ils vont trouver une nouvelle vie. 

    Non pas un site internet, un prédicateur sur écran.

    Ce que je n'aime pas dans cette image, c'est qu'il n'y a pas de sens de communauté dans un hôtel. Comment se passe le service du petit déj ? 

     - pas de contact, tout le monde lit son journal, prend son café et ignore les autres

    Mais ce que j'aime dans cette image, c’est que

    - que l'église est là pour accueillir de nouvelles personnes.

    - parce que dans l'église, la vie des gens est transformée et restaurée

    - parce que, comme un hôtel, l'église n'est pas une fin en soi.

     

    LE RELAIS ETAPE

    En tant que Chrétien notre résidence principale n'est pas l'église.

    Notre chez nous, la maison familiale, est le ciel et l'église est le lieu où les gens en voyage vers le ciel, séjournent.

    Elle est une auberge, un relais étape, sur le chemin du ciel.

    Je me souviens d’un grand panneau d’affichage à l’entrée de la ville de Gladstone, une ville de campagne d’où vivait la famille de Denise. C’était une affiche pour faire connaître l’église Baptiste de la ville et le panneau était destiné à interpeler les automobilistes. Le texte en très grandes lettres « où allez-vous passer l’éternité…bienvenue à l’église baptiste de Gladstone !"

    Je n’ai vraiment pas envie de passer l’éternité dans l’église baptiste de Gladstone !

    Dans des chambres d'hôtel, il y a des lits pour se reposer et des douches pour se rafraîchir et dans le restaurant de l’hôtel on va diner pour se restaurer

    Mais lorsqu'un bon samaritain amène un voyageur gravement blessé spirituellement, un hôtel devient une clinique spirituelle pour amener les gens jusque dans la vie éternelle.

     C’est le demi mort qui a transformé le samaritain en BON samaritain MAIS aussi l’auberge en centre de réanimation.

     

    POURQUOI APPELONS-NOUS CET HOMME LE « BON » SAMARITAIN ?

    L’appellation  "bon" ne paraît pas dans le texte.

    Jésus a dit qu’on pouvait qualifier une personne de « bon » que si c’est Dieu lui-même.   Marc 10 : 17, 18  « Bon maître »

    Jésus s’appelle le « bon » berger parce qu’il est Dieu.

    En l’appelant le « bon » samaritain nous voyons Jésus dans ce personnage confirmé par la phrase « ému de compassion ».

     

    TRANSFORMER LES HÔTELS EN CENTRE DE REANIMATION SPIRITUELLE 

    S'il n'y a pas de Bon samaritains qui amènent des demi-morts, une église n'est qu'un hôtel :  une entreprise religieuse fournissant des douches pour se rafraîchir, des lits pour dormir et des repas pour se restaurer pour ses clients mais ne sera jamais un lieu de réanimation.

     S'il n'y a pas de Bons samaritains, les hommes mourront là où ils sont laissés couchés au bord de la route …

    et les pasteurs ne seront que des gérants de Chrétiens.

    Le jour où le Bon samaritain a amené le mourant à l'auberge, la vie de l’aubergiste a changé à jamais.  

    Il est devenu le « BON » aubergiste.

    Et son auberge la « bonne » auberge.

    Dieu sera dans l’affaire.

    Il ne serait plus seulement un gérant d’établissement.

    Il découvre une vocation plus élevée, plus noble.

    Son travail consiste maintenant à ressusciter les morts et son auberge, pas seulement un lieu de rafraîchissement mais un lieu de résurrection

    Ca c’est l’œuvre de Dieu.

     

    LA MISSION DU BON SAMARITAIN 

    Après son expérience avec le demi mort, le Samaritain, lui de son côté, ne sera jamais plus le même.

    Il ne pourra plus redevenir un simple Samaritain.

    Il sera toujours le BON samaritain !

    Ce qu’il a découvert par hasard, devient pour lui, une mission.

    Il reviendra à l’auberge.

    C’est important pour lui. Il veut voir la victime revivre.

    Parfois Dieu se sert de nous malgré nous.

    Mais ce qui nous arrive nous nous changera pour toujours.

    Cela devient une mission.

    C'est la mission de chercher et sauver.

     

    Le plus bel exemple d’un Bon samaritain que j’ai connu était un vieux monsieur que j’ai rencontré sur la voie piétonne commerciale d’Adélaïde quand je faisais mon tableau d’évangélisation.

    On l’appelait le soldat Frank. Le vieillard était là tous les jours, habillé en tenu militaire. Il appelait son travail "Opération chercher et sauver".

    Il m’a raconté son histoire.  Il s’est converti à Christ en 1988 à l'âge de 60 ans. Immigrant tchèque en Australie après la guerre, il a travaillé dur, gagné de l'argent, mais soudain son monde s'est écroulé. Sa femme l'a quitté, il a été accusé de tentative de meurtre, a perdu son emploi et désespéré, et un jour il s'est rendu dans une gare pour se jeter sous un train.

    Alors qu'il attendait près de la voie ferrée l'arrivée du train de marchandises, il s'est souvenu qu'enfant, sa mère avait l'habitude de dire "Le Seigneur est toujours avec nous" ; il a couru jusqu'à une église pas loin et là, il s’est mis à genou et il a consacré sa vie à Jésus.

    Il a rapidement trouvé une Bible et, pendant deux ans, il l'a lue et relue à plusieurs reprises.

    C'est alors qu'il a senti qu'il devait suivre les traces de l'apôtre Paul sur les places de marché.

    Il a dépensé tout son argent pour acheter des Nouveaux Testaments appelés "Bonnes nouvelles Australie" et s'est rendu sur les places de marché pour les distribuer gratuitement à tous ceux qui voulaient bien les prendre.

    S’il s'habillait en tenue militaire c’était parce qu’il disait qu’il était en guerre au service de son commandant, le Seigneur Jésus-Christ.

    Il a commencé en 1990 et, en 2007, il avait près de 80 ans. Grâce à l'argent de sa petite retraite et aux revenus d'un travail de jardinage, il a acheté et distribué plus de 200 000 Nouveaux Testaments.

    Il a voyagé dans toutes les grandes villes d'Australie, Sydney, Melbourne, Brisbane, Adélaïde, Perth, distribuant gratuitement des Nouveaux Testaments.

    Mais dans la ville de Brisbane il a été arrêté par la police pour distribution illégale de littérature dans la très belle rue piétonne commerciale (Queen Street Mall) parce qu'il refusait de payer $425 (250€) pour un permis. Devant le juge, il a répondu : "Votre Honneur, si je ne sauve qu'un seul criminel de la prison et je le réintègre à la société ; j'épargne $100 000 au gouvernement du Queensland. Si je sauve un seul garçon ou une seule fille de la drogue et que je les rends à papa et maman et à l'Église, j'ai été payé pour mon effort".

     Le juge a reconnu que ce qu'il a fait était contraire à la loi, mais le juge a passé l’éponge sur l’amende et tous les frais de justice à son encontre. 

    A l'extérieur de la salle d'audience, les journalistes de la télévision l'attendaient. Cette nuit-là, il est apparu sur le 20h d’une des chaines et le lendemain, dans le journal national (Courrier Mail), a paru le titre "Soldat de l'Armée de Dieu emmené au tribunal".

    Il a reçu une lettre du Premier ministre du Queensland, (Peter Beattie) lui offrant tout son soutien.

    Après le procès, la Ville de Brisbane lui a offert la meilleure place sur la voie piétonne de Queens St.

    Il n’était plus un samaritain qui vivait sa vie tranquillement.

    Il est devenu un BON Samaritain, investi d’une mission, celle de Jésus, qui a dit :

    « Car le Fils de l’homme et venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

    C'est un BON samaritain qui marche sur la route de la vie en ramassant les gens dans les fossés.

    Mais il ne peut pas le faire seul.

    Il a besoin de l'aubergiste et l'aubergiste a besoin de lui si son auberge n'est pas seulement une entreprise fournissant un service aux visiteurs temporaires.

    Vous aussi, vous pourriez être un BON samaritain et faire la plus belle des choses pour votre église... amener un homme, une femme, un jeune mourant pour le ramener à la vie. 

    C'est le genre d'église que Dieu veut. C'est le genre d'église que nous voulons à EFSF.

     

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