• Le bon Samaritain

    Le bon Samaritain

     

    LE BON SAMARITAIN

     


     


    Texte Luc 10:25-37

    A la première lecture il est possible de voir dans cette parabole une plaidoirie pour une action sociale et humanitaire envers ceux qui souffrent dans la société. Il est vrai qu’un engagement humanitaire fait également partie de la mission du chrétien. Jacques 2:15,16; Galates 2:9,10.
    Cependant, pour comprendre la signification spirituelle de cette histoire racontée par Jésus, il faut revenir à la toute première question dans cette conversation avec le scribe.
    « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » v25.
    Le contexte est une recherche spirituelle. Le souci de son prochain est une des conséquences d’avoir reçu la vie éternelle, si l’amour pour Dieu est la motivation.

    Comme pour l’interprétation de toutes les paraboles, la signification spirituelle des symboles utilisés par Jésus dans celle du bon samaritain est capitale.
    Prenons les un à la fois.

    LA DIRECTION DU VOYAGE
    v30 l’homme descendait de Jérusalem à Jéricho
    Jérusalem – représentait le lieu de la présence de Dieu.
    Jéricho – le nom est tiré d’un dieu-lune et représente l’idolâtrie.
    L’homme allait dans une mauvaise direction et il se fait agresser.

    L’AGRESSION
    v30 L’homme est agressé par des brigands qui le dépouillent, le blessent et le laissent pour mort. Dans ce descriptif nous avons le reflet de l’œuvre néfaste du diable dans une vie humaine – voir Jean 10:10.

    LA REACTION DE LA RELIGION
    Jésus attaque l’indifférence du judaïsme de l’époque en présentant les deux
    «professionnels » de la religion comme n’ayant aucune compassion.
    Le sacrificateur avait des tâches bien précises cependant, rien ne l’obligeait à ramasser les personnes blessées sur la route.
    Le lévite était un privilègié de naissance. Il se voyait comme un des favoris de Dieu. Servir Dieu pour lui n’était pas de servir un homme mourrant. Jésus appuie la dénonciation de la religion des juifs trouvée dans Esaïe 58:5-11.
    Pourquoi sont-ils passés outre ? Ils le justifiaient à leurs yeux en pensant que l’homme était mort et que le fait de le toucher les rendrait impurs selon la loi Lévitique 21:1-4.
    Ce n’est pas la seule occasion où Jésus condamne un juif qui au nom de la pratique de la loi de Moïse manque de miséricorde et de compassion – Matthieu 23:23,24
    Jésus cite des passages de l’Ancien Testament pour condamner les Pharisiens Michée 6:8 ; Osée 6:6 ; Matthieu 9:13 ; Matthieu 12:7.
    Il est intéressant également de lire que ces deux hommes religieux allaient dans la même direction que la victime. Ils s’éloignaient de la présence de Dieu.

    LES VRAIS BESOINS DE L’HOMME
    De nos jours dans nos sociétés occidentales si un homme manque de vêtements, de nourriture, de toit, ou autres, les organismes de l’état ainsi que les associations se mobilisent.


    L’Eglise, elle aussi fait ce qu’elle peut pour répondre aux besoins humanitaires.
    Cependant, quand la personne est en manque spirituel et quand elle pose la question « que dois-je faire pour hériter la vie éternelle », vers qui se tourne t-elle ? La mairie ? la Croix-Rouge ? Malheureusement certains n’ont pas trouvé de réponse à cette question en frappant à la porte de l’église.
    Ce même Jésus a dit « l’homme ne vivra pas de pain seulement »
    Matthieu 4:4.

    LE SAMARITAIN
    Il n’est pas lié par la religion légaliste. Il est libre pour répondre aux besoins réels de la personne.
    Emu de compassion v33. C’est l’expérience forte vécue par Jésus avant d’opérer plusieurs miracles – voir Matthieu 20:34 ; Luc 7:13.
    C’est l’expérience du père voyant le fils prodigue revenir – Luc 15:20.
    C’est la réaction du roi miséricordieux qui veut pardonner son serviteur
    Matthieu 18:27
    C’est la réaction de Dieu qui aime les hommes.

    Il s’approcha v34. Il n’est pas passé outre. Il n’a pas gardé ses distances. Il s’est impliqué personnellement. Il ne pouvait pas être accusé de non assistance à personnes en danger.

    Il versa de l’huile et du vin v34. L’huile est une image de l’onction du Saint-Esprit – Luc 4:18. Jésus faisait du bien aux hommes par cette même onction
    – Actes 10-38.
    Le vin est une image de joie – Cantiques des Cantiques 1:4.

    Il banda ses plaies v34. Il le protège contre les risques d’infection.

    Il le mit sur sa monture v34. Il ne le laisse pas là. Il le soulève. Il le porte comme
    Jésus a fait pour tant de personnes, comme Thomas qu’il a porté dans son
    incrédulité – Jean 20:27. Porter c’est aussi supporter.

    Il le conduisit à une hôtellerie v34. C’est une maison où l’homme pourra se rétablir. C’est l’image de l’Eglise, lieu de guérison pour une vie brisée.

    Il tira deux deniers v35. Il engage sans hésitation ses finances. Servir Jésus ce n’est pas que de bonnes intentions. Il y a une générosité financière qui est en évidence. C’est un nouvel exemple de Jésus qui aborde la question de ses finances et sa réaction à l’argent dans les paraboles.

    La conversation se termine avec une parole de Jésus au docteur de la loi
    « VA ET TOI FAIS DE MEME » v37.
    Cette même parole, Jésus nous l’adresse à nous qui venons de suivre cette étude biblique.