• Le Bon Samaritain 8

    LE BON SAMARITAIN 8

    LE BON SAMARITAIN ET L'AUBERGE

     Texte : Luc 10 :30-35

    Je trouve dans cette histoire une présentation de notre église EFSF, une auberge où les demi-morts peuvent revenir à la vie.

    Le Samaritain est en mouvement dans cette l’histoire et c’est lui qui amène des personnes à l’auberge.

    L'aubergiste est sédentaire. Il dirige un hôtel et accueille les clients.

    Il se préoccupe davantage de leurs besoins, et s’inquiète de leur satisfaction

    Il y a différents types de professions :

    Celles qui sont axées sur la personne

    Celles qui sont axées sur la technique

    Celles qui sont axées sur le résultat

    Mais dans l’église, tout est axé sur la personne

    Le Bon Samaritain est, en premier lieu, motivé par la mission de sauver une âme tandis que l’aubergiste, c’est quelqu'un qui fait un travail pastoral auprès des gens et s’occupe de leur progression spirituelle.

    Nous avons donc dans cette histoire un aperçu du double rôle que Dieu donne à une église :

    ramener des personnes mourantes à la vie et assurer leur santé spirituelle.

     

    L'ÉGLISE COMME UNE AUBERGE

    L'image d'une église comme une auberge ou d'un hôtel, n'est pas parfaite.

    Mais elle nous apprend quelque chose de très important sur l'église... elle est LE lieu que Dieu a établi où l'on amène les mourants et c’est là, où ils vont trouver une nouvelle vie. 

    Non pas un site internet, un prédicateur sur écran.

    Ce que je n'aime pas dans cette image, c'est qu'il n'y a pas de sens de communauté dans un hôtel. Comment se passe le service du petit déj ? 

     - pas de contact, tout le monde lit son journal, prend son café et ignore les autres

    Mais ce que j'aime dans cette image, c’est que

    - que l'église est là pour accueillir de nouvelles personnes.

    - parce que dans l'église, la vie des gens est transformée et restaurée

    - parce que, comme un hôtel, l'église n'est pas une fin en soi.

     

    LE RELAIS ETAPE

    En tant que Chrétien notre résidence principale n'est pas l'église.

    Notre chez nous, la maison familiale, est le ciel et l'église est le lieu où les gens en voyage vers le ciel, séjournent.

    Elle est une auberge, un relais étape, sur le chemin du ciel.

    Je me souviens d’un grand panneau d’affichage à l’entrée de la ville de Gladstone, une ville de campagne d’où vivait la famille de Denise. C’était une affiche pour faire connaître l’église Baptiste de la ville et le panneau était destiné à interpeler les automobilistes. Le texte en très grandes lettres « où allez-vous passer l’éternité…bienvenue à l’église baptiste de Gladstone !"

    Je n’ai vraiment pas envie de passer l’éternité dans l’église baptiste de Gladstone !

    Dans des chambres d'hôtel, il y a des lits pour se reposer et des douches pour se rafraîchir et dans le restaurant de l’hôtel on va diner pour se restaurer

    Mais lorsqu'un bon samaritain amène un voyageur gravement blessé spirituellement, un hôtel devient une clinique spirituelle pour amener les gens jusque dans la vie éternelle.

     C’est le demi mort qui a transformé le samaritain en BON samaritain MAIS aussi l’auberge en centre de réanimation.

     

    POURQUOI APPELONS-NOUS CET HOMME LE « BON » SAMARITAIN ?

    L’appellation  "bon" ne paraît pas dans le texte.

    Jésus a dit qu’on pouvait qualifier une personne de « bon » que si c’est Dieu lui-même.   Marc 10 : 17, 18  « Bon maître »

    Jésus s’appelle le « bon » berger parce qu’il est Dieu.

    En l’appelant le « bon » samaritain nous voyons Jésus dans ce personnage confirmé par la phrase « ému de compassion ».

     

    TRANSFORMER LES HÔTELS EN CENTRE DE REANIMATION SPIRITUELLE 

    S'il n'y a pas de Bon samaritains qui amènent des demi-morts, une église n'est qu'un hôtel :  une entreprise religieuse fournissant des douches pour se rafraîchir, des lits pour dormir et des repas pour se restaurer pour ses clients mais ne sera jamais un lieu de réanimation.

     S'il n'y a pas de Bons samaritains, les hommes mourront là où ils sont laissés couchés au bord de la route …

    et les pasteurs ne seront que des gérants de Chrétiens.

    Le jour où le Bon samaritain a amené le mourant à l'auberge, la vie de l’aubergiste a changé à jamais.  

    Il est devenu le « BON » aubergiste.

    Et son auberge la « bonne » auberge.

    Dieu sera dans l’affaire.

    Il ne serait plus seulement un gérant d’établissement.

    Il découvre une vocation plus élevée, plus noble.

    Son travail consiste maintenant à ressusciter les morts et son auberge, pas seulement un lieu de rafraîchissement mais un lieu de résurrection

    Ca c’est l’œuvre de Dieu.

     

    LA MISSION DU BON SAMARITAIN 

    Après son expérience avec le demi mort, le Samaritain, lui de son côté, ne sera jamais plus le même.

    Il ne pourra plus redevenir un simple Samaritain.

    Il sera toujours le BON samaritain !

    Ce qu’il a découvert par hasard, devient pour lui, une mission.

    Il reviendra à l’auberge.

    C’est important pour lui. Il veut voir la victime revivre.

    Parfois Dieu se sert de nous malgré nous.

    Mais ce qui nous arrive nous nous changera pour toujours.

    Cela devient une mission.

    C'est la mission de chercher et sauver.

     

    Le plus bel exemple d’un Bon samaritain que j’ai connu était un vieux monsieur que j’ai rencontré sur la voie piétonne commerciale d’Adélaïde quand je faisais mon tableau d’évangélisation.

    On l’appelait le soldat Frank. Le vieillard était là tous les jours, habillé en tenu militaire. Il appelait son travail "Opération chercher et sauver".

    Il m’a raconté son histoire.  Il s’est converti à Christ en 1988 à l'âge de 60 ans. Immigrant tchèque en Australie après la guerre, il a travaillé dur, gagné de l'argent, mais soudain son monde s'est écroulé. Sa femme l'a quitté, il a été accusé de tentative de meurtre, a perdu son emploi et désespéré, et un jour il s'est rendu dans une gare pour se jeter sous un train.

    Alors qu'il attendait près de la voie ferrée l'arrivée du train de marchandises, il s'est souvenu qu'enfant, sa mère avait l'habitude de dire "Le Seigneur est toujours avec nous" ; il a couru jusqu'à une église pas loin et là, il s’est mis à genou et il a consacré sa vie à Jésus.

    Il a rapidement trouvé une Bible et, pendant deux ans, il l'a lue et relue à plusieurs reprises.

    C'est alors qu'il a senti qu'il devait suivre les traces de l'apôtre Paul sur les places de marché.

    Il a dépensé tout son argent pour acheter des Nouveaux Testaments appelés "Bonnes nouvelles Australie" et s'est rendu sur les places de marché pour les distribuer gratuitement à tous ceux qui voulaient bien les prendre.

    S’il s'habillait en tenue militaire c’était parce qu’il disait qu’il était en guerre au service de son commandant, le Seigneur Jésus-Christ.

    Il a commencé en 1990 et, en 2007, il avait près de 80 ans. Grâce à l'argent de sa petite retraite et aux revenus d'un travail de jardinage, il a acheté et distribué plus de 200 000 Nouveaux Testaments.

    Il a voyagé dans toutes les grandes villes d'Australie, Sydney, Melbourne, Brisbane, Adélaïde, Perth, distribuant gratuitement des Nouveaux Testaments.

    Mais dans la ville de Brisbane il a été arrêté par la police pour distribution illégale de littérature dans la très belle rue piétonne commerciale (Queen Street Mall) parce qu'il refusait de payer $425 (250€) pour un permis. Devant le juge, il a répondu : "Votre Honneur, si je ne sauve qu'un seul criminel de la prison et je le réintègre à la société ; j'épargne $100 000 au gouvernement du Queensland. Si je sauve un seul garçon ou une seule fille de la drogue et que je les rends à papa et maman et à l'Église, j'ai été payé pour mon effort".

     Le juge a reconnu que ce qu'il a fait était contraire à la loi, mais le juge a passé l’éponge sur l’amende et tous les frais de justice à son encontre. 

    A l'extérieur de la salle d'audience, les journalistes de la télévision l'attendaient. Cette nuit-là, il est apparu sur le 20h d’une des chaines et le lendemain, dans le journal national (Courrier Mail), a paru le titre "Soldat de l'Armée de Dieu emmené au tribunal".

    Il a reçu une lettre du Premier ministre du Queensland, (Peter Beattie) lui offrant tout son soutien.

    Après le procès, la Ville de Brisbane lui a offert la meilleure place sur la voie piétonne de Queens St.

    Il n’était plus un samaritain qui vivait sa vie tranquillement.

    Il est devenu un BON Samaritain, investi d’une mission, celle de Jésus, qui a dit :

    « Car le Fils de l’homme et venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

    C'est un BON samaritain qui marche sur la route de la vie en ramassant les gens dans les fossés.

    Mais il ne peut pas le faire seul.

    Il a besoin de l'aubergiste et l'aubergiste a besoin de lui si son auberge n'est pas seulement une entreprise fournissant un service aux visiteurs temporaires.

    Vous aussi, vous pourriez être un BON samaritain et faire la plus belle des choses pour votre église... amener un homme, une femme, un jeune mourant pour le ramener à la vie. 

    C'est le genre d'église que Dieu veut. C'est le genre d'église que nous voulons à EFSF.

     

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