• Le Bon Samaritain 6

    LE BON SAMARITAIN 6

    LES BANDAGES, LE VIN ET L'HUILE 

    Texte : Luc 10 :30-37

    J’aimerais entrer dans l’histoire du « Bon Samaritain » raconté par Jésus. Nous allons tirer la leçon des bandages, le vin et l’huile que le Samaritain a utilisés pour apporter les premiers secours à cette homme mourant au bord de la route.

    Pour ramener un mort spirituel à la vie, nous ne pouvons le faire à distance avec une télécommande

     

    LE BÂTON D'ELISEE N'A PAS FONCTIONNÉ

    Le prophète Elisée l’a appris avec son bâton. 

    Dans 2Kings 4, nous trouvons le prophète Elisée qui veut ressusciter un jeune homme qui vient de mourir. Il est convaincu qu'en posant simplement son bâton de prophète sur le garçon, la résurrection aurait lieu.

    Il envoie son serviteur qui pose le bâton sur le cadavre mais rien ne se passe.

    Elisée ne pouvait pas ressusciter les morts à distance.

    Ce n’est pas son bâton qui portait la puissance de donner la vie. Cette puissance était en LUI !

    Il fallait qu’il s’investisse personnellement pour redonner la vie à un mort. 

    Elisée entre dans la chambre où le corps sans vie était allongé.  Il grimpe sur le corps du garçon mort et pose ses lèvres vivantes sur des lèvres mortes pour insuffler le souffle de vie. Les yeux qui voient se posent sur des yeux sans lumière et des mains chaudes sont posées sur les mains froides du garçon. Le garçon revient à la vie 

    La leçon que je tire de cette histoire ainsi que celle de la parabole du Bon Samaritain est la même.

    Pour ramener un mort spirituel à la vie de Dieu on ne peut pas faire de la distanciation spirituelle !

    Aujourd’hui, dans la plupart des cas, ceux qui sont spirituellement morts on besoin de quelqu’un qui s’investisse dans leur vie de mort.

    On peut faire certaines choses à distance :

    allumer sa télé, changer la température de la clim, ouvrir son portail mais on ne ressuscitera pas beaucoup de gens en pressant un bouton.

    Je l’ai vu avec un dépanneur d’ordinateur dernièrement. Il a voulu me dépanner à distance pour une panne de micro pour les vidéo et vidéoconférence. Le micro de mon nouvel ordi était mort. Après plusieurs manips il m’annonce « Tout marche ». Mais ça ne marchait toujours pas. Le micro était toujours mort.

    Il m’a dit qu’il ne faisait pas de déplacements au domicile mais comme il m’avait vendu l’ordi défaillant il devait me régler mon problème. Quand il est venu à la maison il s’est investi personnellement pendant plus d’une heure. Et le micro mort et revenu à la vie !!!

    Dieu lui, ne pouvait pas sauver l’homme à distance.

    Il a essayé dans l’Ancien Testament en envoyant des prophètes.

    Mais ça n’a pas marché. L’homme était toujours mort.

    Il a dû s’impliquer lui-même en la personne de Jésus qui lui, est le bon samaritain.

     

    VERSER DE L'HUILE ET DU VIN ET BANDER LES PLAIES

    Jésus nous dit que le Samaritain éprouve d'abord une forte émotion, de la compassion, qui a produit ensuite un engagement pour sauver la victime de l’agression. 

    Son action était l’implication personnelle.

    Pour comprendre, cette action il faut comprendre la leçon du petit déjeuner anglais, le fameux « bacon et eggs », les œufs sur le plat et des tranches de bacon.

    Pour ce petit déj, lequel des deux, la poule ou le cochon s’investi personnellement. La poule pond un œuf. Le cochon donne sa vie.

    L’implication personnelle du bon samaritain s’est faite au travers de l'utilisation d’un certain nombre de choses : des bandages, de l’huile, du vin, un âne, l’auberge et les deniers. 

    Jésus ne reste pas dans des généralités.

    Il nous donne des détails qui ont toute leur importance dans l’histoire. 

    Le Samaritain n'était pas un SAMU envoyé pour intervenir. 

    Ce que ce Samaritain avait, il l'avait pour ses propres besoins pour son voyage.

    Il n'était pas venu dans l’intention de sauver un homme.

    Il n’avait pas de trousses de premiers secours

    Il devait s'adapter, trouver des solutions 

    Je ne veux pas entrer dans la symbolique pour essayer de donner un sens spirituel mais ce serait légitime de le faire :

    Les bandages…les soins de Dieu pour guérir une blessure

    L’huile…l’action du Saint Esprit

    Le vin…la joie retrouvée

    Ne compliquons pas les choses.

    En racontant cette parabole Jésus n’avait pas forcément les symboles en tête.

     

    LES BANDAGES

    Les bandages, où-ce qu’il les a trouvés ? :

    La seule réponse possible : il les a faits de ses propres vêtements. Il a dû certainement déchirer une de ses tuniques.

    Mais quel prix la vie éternelle d’un homme ?! Tant pis pour la tunique il la remplacera.

     

    L'HUILE

    Et l’huile pourquoi avait-il de l’huile ?

    Elle était certainement pour sa lampe pour s’éclairer le soir. Tant pis, il va devoir se contenter de l’éclairage de la lune ce soir-là.

     

    LE VIN

    Le Samaritain était un buveur de vin.

    Il voyageait avec une gourde du vin. Mais le vin n’était pas pour l’âne !

    Et pour le repas du soir maintenant qu’il avait déversé son vin pour désinfecter les blessures de l’homme mourant… il serait à l’eau pour son repas. Ce n’est pas grave.

    Finalement, ce qu'il avait prévu pour lui-même devint utile pour sauver un homme mourant.

    Mais il fallait une implication personnelle.

    Ce que le voyageur samaritain avait, était ce qu'il a donné. 

    C’est l’implication personnelle. C’est mettre sa vie personnelle en jeu pour le salut d’une âme.

    Je le vis avec mon numéro de téléphone personnel. Beaucoup de pasteurs donne leur numéro personnel qu’à leur proche. Le numéro qu’ils affiches est celui d’un secrétariat. Moi je n’ai jamais mis mon numéro de téléphone sur liste rouge. Je l’ai toujours affiché. Je voulais m’impliquer personnellement même si cela m’attire des soucis.

    Et des soucis j’en ai eu avec mon numéro de téléphone !

    En région parisienne je mettais des annonces dans le journal des petites annonces. Je mettais une photo de moi-même avec comme titre ‘Souhaitez-vous parler à un pasteur ? » et j’invitais le public de m’appeler sur le numéro fixe de la maison. Un soir le téléphone a sonné et la voix d’un homme m’annonçait qu’il voulait me rencontrer dans une voiture dans un parc réputé pour les rencontres avec les prostitués homosexuels. J’ai décliné son offre !  Mais cela a commencé une période où cette personne nous appelait plusieurs fois par semaine pour me dire des cochonneries. Je raccrochais aussitôt. Je suis allé à la police qui m’ont dit de changer de numéro de téléphone. J’ai dit non, c’est ce téléphone que les gens bien intentionnés connaissent.

    Ils m’ont mis sur écoute. J’ai dû enregistrer sa voix sur répondeur. Après 2 ans de harcèlement 3 fois par semaine, la police avait seulement pu trouver la centrale de la grosse société d’où il appelait. L’enquêteur m’a annoncé qu’il était muté et que l’affaire serait classée sans suite. J’ai tenté le tout pour le tout. Le lendemain soir l’harceleur m’a appelé et j’ai répondu. « Monsieur, j’aimerai vous parler. Je vous écoute. J’ai demandé une enquête de la police nationale. Ils ont un enregistrement de votre voix. Ils savent que vous travaillez à tel société à Evry, dans l’Essonne. L’étau se resserre autour de vous. Et vous risquez très gros. »  Il m’a répondu, vous pasteur, vous avez fait une telle chose ?! Bon, je vous laisserai en tranquille ». Et c’était fini.

    Pour amener des personnes mortes spirituellement à la vie, j’engage ma vie personnelle. Peu importe que cela me coute.

    C'est pourquoi Jésus a guéri en touchant les lépreux. (Matthieu 8 :2,3)

    Normalement il ne faut surtout pas toucher un lépreux.

    Le geste barrière n’est pas d’un mètre mais de 10m ou 50m !  Quand il touche le lépreux, ça c'est s'impliquer personnellement

     

    SAUVER  DES GENS QUI NE SOUFFRENT PAS

    Nous répondons facilement aux personnes qui ont été blessées par la vie. 

    Lorsque des personnes souffrent de solitude, d'un cœur brisé, d'un corps malade, d'une perte d'emploi, d'une dépression et de mille autres maux produits par la vie moderne, de nombreux chrétiens se mobilisent avec des bandages, de l'huile et du vin à leur disposition. 

    Mais l'Évangile est-il seulement pour les gens malheureux ou est-il aussi pour ceux qui ne sont pas particulièrement malheureux tout en étant dans un état de mort spirituel ?

    Les gens ne sont pas spirituellement morts parce qu'ils ont beaucoup de problèmes, mais parce qu'ils sont éloignés de Dieu.

    Donc, si l'histoire du bon samaritain a une signification spirituelle, et pas seulement une application de l'aide sociale, alors que donnons-nous à une personne qui n’a pas de problèmes particuliers.

    La réponse, bien sûr, est la vie spirituelle qui est en nous.

    On peut la communiquer à celui qui n’a pas de vie de Dieu en lui.

    Dans notre église à Paris, il y avait un scientifique, Stéphane, qui était issu d'une famille totalement athée et qui était un athée déclaré qui se moquait ouvertement des chrétiens. Aujourd'hui, c'est quelqu'un qui aime Jésus de tout son cœur.

    Il a témoigné ouvertement sur les 3 personnes qui l'ont aidé à changer.

    Trois personnes qui ont versé leur foi et leur vie dans son âme morte :

    1. Un vieux prédicateur qui prêchait chaque semaine devant l’entrée de la fac lorsqu'il était étudiant universitaire. Ce jeune homme s'est joint aux autres étudiants pour se moquer de ce vieux prédicateur mais ce dernier a eu un impact sur lui en raison de sa conviction.

    2. Un de ses amis qui était lui-même un rationaliste, un scientifique mais qui était devenu chrétien. Stéphane cherchait à comprendre comment quelqu'un pouvait passer de la science à la foi.

    3. Une fille colombienne dont il est tombé follement amoureux. Elle s’était convertie à Christ quelques mois auparavant et partageait sa foi. Elle est devenue sa femme par la suite.

    Ces trois personnes se sont impliquées personnellement et ont versé leur huile et leur vin dans le mort spirituel et il est revenu à la vie.

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