• Le Bon Samaritain 2

    LE BON SAMARITAIN 2 :

    QUI EST MON PROCHAIN ?

     Texte : Luc 10 :25-37

    Récapitulons le contexte de la conversation entre Jésus et le docteur de la loi

    Le juriste pose une première question à Jésus :

    « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? »

    Jésus lui renvoie la question :

    « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu (dans l’Ancien Testament) ?

    Le docteur de la loi répond à partir de Deutéronome et Lévitique :

    « Aime Dieu de tout ton cœur…et (aime) ton prochain comme toi-même »

    Mais c’est la question du prochain qui le gêne, qui lui pose problème.

    Il pose donc une deuxième question à Jésus :

    « Qui et mon prochain ? »

    Jésus répond avec l’histoire du Bon Samaritain.

     

    UNE BONNE QUESTION

    C’est une question fondamentale :

    « Qui est mon prochain ? »

    Il faudra l’identifier et s’occuper de lui si on veut aller au ciel.

    On peut supposer que la réponse à la question " qui est mon prochain ", en bref, est                           " tout le monde ".

    Le mot grec est un terme général mais Jésus lui donnera un sens spécifique

    Mais en y regardant de plus près, ce n'est pas forcément le cas.

    Pour le Samaritain de l'histoire, le prochain n'était ni le prêtre ni le lévite. 

    Jésus le dit. Donc la réponse ne peut pas être tout le monde

    Le seul « prochain » dans l’histoire était la victime des voleurs.

    Le « prochain » de la victime était le Samaritain et le « prochain » du Samaritain était la victime.

    Les caractéristiques du prochain, selon cette parabole, sont donc :

    1. Quelqu'un qui est sur notre route
    2. La victime d’un voleur, laissé pour mort
    3. Quelqu'un qui se laisse aider

    Nous pouvons comprendre cela dans un sens physique et matériel,

    et si Dieu appelle spécifiquement une personne, sur la base de cette  parabole, à se lancer dans le travail humanitaire, alors cela est totalement valable.

    Cependant, si nous comprenons cela au sens spirituel,

    cette parabole nous incite à l'évangélisation.

     

    LES TROIS CRITERES

    1. Notre prochain est celui que nous trouvons sur notre route.

    Ce sont les réunionnais, les gens du pays, pas les Parisiens sauf s’il viennent en vacances à la Réunion ou je vais à Paris.

    Je connais une dame qui était anciennement dans notre église en Australie. Elle est missionnaire au Cambodge. Elle va dans les prisons et les prisonniers se donnent à Christ. Ce sont ses « prochains » mais pas les miens.

     

    2. Notre prochain est celui qui a été laissé pour mort par Satan,

    c’est lui qui  « vole, tue et détruit » (Jean 10:10).

    Notre prochain ce n’est pas le Chrétien. Il est notre frère !

    Le Chrétien, lui est déjà sortie de l’auberge. Il n’est plus mourant.

    Tu n’es plus mourant, donc tu n’es plus mon prochain !

    Le chrétien qui se coupe du monde pour vivre dans un petit cocon d’amour avec ses amis chrétiens se trompe dangereusement.

    Rappelons-nous qu’aimer son prochain c’est une des conditions pour la vie éternelle.

     

    3. Notre prochain est celui qui accepte qu’on l'aide.

    C’est l’autre qui doit me montrer s’il est mon prochain ou non.

    Il le fait par son répondant à l’aide que je peux lui apporter pour recevoir la vie éternelle.

    Quand un homme que je connaissais bien est décédé subitement à 49 ans un dimanche matin dans un gym, sa femme et ses enfants étaient catastrophés, évidemment. La mort a littéralement terrassé cette famille. Moi, le bon Samaritain que je suis, j’ai écrit une première fois à sa femme, qui étaient plutôt une bonne vivante. Je lui ai témoigné de tout mon soutien dans la prière et mon affection en lui disant qu’elle pouvait vraiment trouver la paix et la consolation auprès de Jésus. Elle m’a répondu en me remerciant. J’ai écrit une deuxième fois en lui parlant de la foi qui nous porte dans les moments les plus durs de la vie. Elle m’a encore remercié. J’ai écrit une troisième fois avec quelques versets de la Bible. Et elle m’a répondu : Vincent je n’ai pas la foi que tu as. Je ne crois pas en Dieu ». Vlaan ! La porte s’est fermée brutalement. Elle ne voulait pas de mon aide.

    Parce qu’elle ne voulait pas de mon soutien spirituel elle m’a montré qu’elle n’était pas « mon prochain ».

     

    LE PROBLEME DE L’INTERPRETATION HUMANITAIRE

    C’est tentant de voir dans l’histoire du Bon Samaritain un appel à l’action sociale mais…

    Si nous interprétons la parabole dans un sens purement physique, alors recevoir la vie éternelle dépendra de notre niveau d’engagement sociale – le salut par les oeuvres

    Si c’est le cas ça craint pour mon salut.

    J’avoue que je ne fais pas beaucoup de social.

    Avec ce raisonnement de gagner son salut par le billet du social, on est très loin de l’Evangile du salut par la grâce.

    Le danger que courent ceux qui interprètent la parabole littéralement est :

    d’aider les gens sur le chemin de la vie mais pas nécessairement sur le chemin de la vie éternelle.

     

    ET LES GENS HEUREUX ?

    Et logiquement donc, nous n'aurions aucune responsabilité envers les gens qui sont heureux dans cette vie.

    Il faut qu’on soit clair par rapport à notre mission Chrétienne.

    Le message tronquer que certains prêchent c’est « Viens à Jésus et tu seras heureux »

    Et l’autre répond, je ne crois pas en Jésus mais je suis déjà heureux.

    Alors qu’est-ce qu’on fait ?

    Oui mais est-ce que t’es VRAIMENT heureux ?  Mais au fond…

    Ou on peut répondre « Ecoute, je reviens te voir le jour que tu seras malheureux ! »

    Ou mieux encore « Ce soir je rentre chez moi et je prierais pour toi que Dieu te rende malheureux pour qu’après avec Jésus, tu deviendras heureux. »

    Ce message « Viens à Jésus et tu seras heureux » n’est pas notre message.

    Notre message est « Viens à Jésus et tu seras sauvé !  et tu auras la joie de la vie éternelle. »

    Les grandes leçons à tirer de cette introduction :

    Aimer soi-même c’est désirer connaître Christ et la vie éternelle.

    Aimer mon prochain, c’est le désirer pour lui également

    Mon prochain est la personne dans mon monde à moi, non sauvée, qui se laisse aider.

    Finalement,

    Les personnes dans mon monde, il y en a beaucoup

    Les personnes dans l’état de mort spirituelle, il y en a beaucoup

    Mais celles qui se laissent aider, il y en peu.

    Ce sont elles que nous cherchons

    La dame au Bed et Breakfast à Exeter. Mon épouse, Denise, et moi, nous étions en voyage en Angleterre et nous avons réserver une chambre dans un Bed et Breakfast dans la ville de Exeter dans le sud. Quand nous sommes arrivés dans un cadre charmant nous avons rencontré la dame qui nous recevait, une dame très accueillante et gentille. Elle nous a montré la maison et notre chambre. Dans la conversation elle nous a demandé si nous étions en vacances. Alors je lui ai expliqué que non, nous étions dans la région parce que je devais intervenir dans une grande convention. Quand elle a appris que j’étais pasteur elle était très surprise et elle a commencé à nous poser des questions. Elle était membre de la paroisse anglicane mais elle a avoué qu’il y avait beaucoup d’activité mais que spirituellement c’était mort.

    Elle nous a dit qu’il doit avoir plus dans la vie chrétienne de ce qu’elle avait connu. Cette femme avait soif. Mais elle devait s’absenter et elle ne revenait que dans la soirée. Alors je lui ai dit « Nous serons dans la chambre si vous le souhaitez, vous pouvez nous rejoindre dans la chambre et on en reparlera. Le soir on était tranquillement dans la chambre et on l’attendait. 20h, 21h, 22h ont passées elle n’est pas venue. A 23h on s’est dit, c’est bon elle ne vient pas on peut se coucher. On est monté dans l’énorme lit dans la chambre et on a éteint la lumière quand tout à coup on frappe à notre porte. Panique ! C’était elle ! On s’est vite ré-habillé et tard dans la nuit on a pu conduire cette femme à Jésus et prier pour elle. Le lendemain matin elle était rayonnant et son mari se demandait ce qui s’était dans notre chambre la veille ? Elle était pour Denise et moi, « notre prochain ».

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