• La foi n'attend pas

    La foi n'attend pas LA FOI AGISSANTE

    La foi n'attend pas

    Texte : Jean 5:1-9

     

    Dans l’Evangile de Jean nous découvrons cette scène exceptionnelle que nous ne trouvons nul par ailleurs dans les Evangiles.

     

    Il y a une piscine près de la porte des brebis à Jérusalem. Cependant « les brebis » qui s’y retrouve ne sont pas des animaux mais des êtres humains. Ils sont des grands malades et ils sont très nombreux.

     

    Que font-ils là ? Ils attendent. Mais ils attendent quoi, au juste ?

    Ils attendent une visitation de Dieu

     

    V4 nous dit, car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l’eau… »

     

    Ils attendaient tous cette visitation qui leur apporterait ce dont après quoi ils languissaient…en l’occurrence, la guérison.

     

    Mais les choses étaient encore plus compliquées. Même s’ils étaient présents au moment de la visitation de Dieu, il n’y avait aucune garanti que Dieu leur donnerait ce dont ils avaient besoin.

     

    Il s’agissait d’une visitation très limitée et donc, frustrante.

    Quand l’ange de l’Eternel descendait, il n’y avait qu’une seule personne qui pouvait être guérit.

     

    Pour ceux qui attendaient, cela augmentait la tension.

     

     Y A-T-Il UN OISEAUX RARE QUI AIME ATTENDRE ?

     

    Au bord de cette piscine, nous apprenons qu’il y avait un homme, complètement paralisé de la naissance, qui attendait depuis 38 ans !

     

    Cela fait une attente très longue !

     

    Mais il attendait dans l’espoir qu’un jour Dieu répondrait à son besoin qui avait pesé sur toute sa vie.

     

    Alors il se trouve autour d’une piscine avec beaucoup d’autres qui font comme lui. Ils attendent.

     

    Illus. Personnellement, j’admire beaucoup les mamans. Apparemment le plus dur pendant une grossesse n’est pas les nausées ni les contractions mais c’est L’ATTENTE des 9 mois. Cela peut paraître interminable. Fort heureusement c’est une expérience que je n’ai jamais du vivre !

     

    Devoir attendre n’est pour la majorité, pas une bonne expérience.

    L’attente aux feux rouge qui semble interminable.

    Une chose que les jeunes ne supportent pas c’est une connexion internet…lente !

    Les files aux caisses des grandes surfaces aux heures de grandes affluences. J’ai toujours l’impression de me trouver dans la seule file qui n’avance pas !

    Les enfants n’aiment pas attendre le jour de Noël. Ils comptent les jours…et les heures.

    Pour aller plus vite nous nous arrêtons au FAST FOOD et pour rentrer nous prenons la VOIE EXPRESS. Malheur s’il y a un bouchon !

     

    Ce pauvre homme à la piscine de Bethesda était condamné à attendre. C’était sa vie.

    Il attendait que Dieu décide de bouger.

     

    « Attendre Dieu » est pour les paralysés.

    Mais « s’attendre à Dieu » est le fruit de la foi et renouvelle nos forces – Esaïe 40 :31. Ils prennent le vol comme les aigles.

     

    QUAND NOUS SOMMES DANS UNE MENTALITY « D’ATTENDRE DIEU » trois questions se posent :

     

    Combien de temps faut-il attendre ?

    Qu’attendons-nous réellement ?

    De quoi passons-nous à côté pendant l’attente ?

     

    Illus. Quand j’enseignais la Bible à des étudiants en Norvège, à une certaine époque il y avait la pratique spirituelle de « se mariner » dans la présence de Dieu. Le mot était bien choisi. L’idée c’était de passer de très longs moments allongés dans la communion avec Dieu. Ma curiosité éveillée par cette pratique, un jour j’ai posé la question à un étudiant, pourquoi le faisait-il ? Il m’a répondu, dans l’espoir de recevoir quelque chose de la part de Dieu pour transmettre aux autres. Perplexe, j’=e lui ai répondu, mais Dieu nous a déjà donné tout ce qu’il a à nous donner : Il s’est donné lui-même dans la personne de son Fils, Jésus. Il nous a donné le Saint Esprit pour vivre en puissance notre vie chrétienne. Et il n’y a pas une quatrième personne de la Trinité !

     

    LA VENUE DE JESUS N’EST PAS CELLE DES ANGE

     

    Un jour, autour de la piscine de Bethésda, Jésus passe et s’arrête. Personne n’attendait que Dieu vienne à pied !

     

    L’homme paralysé n’imaginait pas ce que Dieu allait faire pour lui.

    Il attendait un ange mais il a eu la visite d’un Sauveur. On ne pouvait pas avoir mieux mais il ne s’en rendait pas compte comment Dieu agit.

     

    Alors il demande à Jésus d’attendre AVEC LUI !!

     

    Mais Jésus n’attend pas avec quelqu’un qui attend la venue d’un ange, ou une visitation de Dieu.

    Jésus, lui-même, est la visitation de Dieu. On ne doit plus attendre.

     

    L’homme attendait une saison de visitation, appelons cela un réveil. Mais Jésus ne connait qu’une saison. C’est maintenant aujourd’hui.

     

    C’est la foi.

     

    En Australie, en période de Noël on voit souvent affiché devant les églises « Jésus est la raison pour la saison. »

     

    Mais je préfère le slogan, « Tu n’as pas besoin d’attendre une saison. Jésus est la raison. »

     

    La foi en Jésus élimine la mentalité qu’il faut attendre la saison d’une visitation de Dieu, autrement dit, un réveil.

     

    Quand Jésus est présent sur scène, chaque jour et le jour du miracle. Fini l’attente !

     

    J’aime beaucoup le mot de la fin de cette rencontre.

     

    V17 Jésus déclare : Mon Père agit jusqu’à présent, moi aussi j’agis.

     

    Nous ne mettons pas notre foi dans un Dieu qui attend mais dans un Dieu qui agit.

     

    Même quand nous n’avons le choix que d’attendre, Dieu continue à agir pendant l’attente.

     

     

    Jésus ne respecte pas un jour de « sabbat », un jour de repos. Il agit 7 jours sur 7 !

     

    CE QUI PARALYSE L’EGLISE 

     

    Dans le monde entier, les Chrétiens se retrouve comme l’homme paralysé à la piscine de Bethesda.

    Ils attendent un réveil venu du Ciel.

     

    Ils ont entendu parler des réveils du passé, comment l’ange du Seigneur est descendu troubler les eaux et les miracles ont eu lieu. Pour la plupart des Chrétiens les visitations se produisaient toujours ailleurs, à une autre époque, pour d’autres personnes.

    Alors, comme l’homme à la piscine, ils attendent leur tour avec un sentiment d’impuissance.

     

    Cependant, leur tour ne semble jamais arrivé et la résignation et le découragement s’installe.

     

    La déception du présent les pousse à rêver d’un avenir glorieux, les yeux fixés au Ciel, cherchant un ange qui réglera le problème. C’est cette attente qui leur permet d’entretenir une foi en Dieu.

     

    Ceux qui chantent, qui prie, qui prophétise d’un réveil qui viendra oublie que Jésus est déjà là au milieu de nous. Tout comme le paralysé qui espéré la venue d’un ange sans comprendre que le Fils de Dieu était à ses côtés.

     

    Quelque part, celui qui attend « l’ange », sous-estime la présence de Jésus au milieu de nous.

    L’attente le rend au pire aveugle, au mieux insensible. Dans tous les cas, celui qui attend est inactif.

     

    La réussite de la première église n’est pas venue par un réveil sans souffrance qui a attendu « le bon moment ». C’était non pas une église attentiste mais une église agissante avec un Dieu agissant.

     

    L’église croyait que Jésus ressuscité avait donné aux Chrétiens, l’autorité, un message, une mission et une puissance pour gagner ce monde avec la promesse qu’il serait toujours avec eux.

     

    Il Y A, IL EST VRAI, DES CHOSES POUR LESQUELLES NOUS DEVONS ATTENDRE

     

    La Bible nous dit que les Chrétiens doivent attendre la réalisation de certaines promesses :

     

    Il y a deux choses en particulier :

     

    Nous attendons l’avènement de Jésus, sa deuxième venue sur la terre, comme il l’a promis.

    L’apôtre Pierre appelle cet événement « le jour du Seigneur » 1Pierre 3 :11,12

    Nous devons attendre ce jour, nous n’avons pas le choix. Cependant Pierre nous dit que nous pouvons précipiter ce jour en vivant dans la sainteté. Alors, svp, ne vivez pas des vies impures sinon il faudra attendre davantage sa venue !!

     

    Nous attendons la plénitude de notre héritage en tant qu’enfants de Dieu. Paul nous dit que malgré cette attente n’oublions pas que nous avons déjà reçu les arrhes, un acompte de ce qui nous attend. 2Corinthiens 5 :5

     

    Malgré le fait que nous devons, obligatoirement, attendre ces deux événements glorieux, notre attente n’est pas une attente oisive.

     

    LES CHOSES POUR LESQUELLES NOUS NE DEVONS PAS ATTENDRE

     

    Recevoir le Saint Eprit. Paul leur dit aux Ephésiens, « Soyez rempli du Saint Esprit. »

     Ephésiens 5 :18

     

    Illus. Quand Denise et moi, nous sommes arrivés à Paris, nous avons été logés chez une femme veuve. A peine arrivés avec nos valises, la dame a sorti « devons-nous attendre à Jérusalem pour la venue du Saint Esprit comme les premiers chrétiens ? J’ai dit Non, Non, Non ! Cela faisait 20 ans que cette femme chrétienne attendait le baptême du Saint Esprit. Nous avons déposé nos valises pour lui donner quelques instructions simples et nous avons imposés les mains à cette dame. En peu de temps elle a explosé en larmes de joie avec le don de parler en langues. Pourquoi attendre 20 ans quand Jésus veut nous le donner maintenant ?!

     

    La moisson

    Jésus a dit « Allez, faites des disciples ». Quand les disciples on dit du champ, la moisson n’est pas prête, ils étaient dans l’attentisme. Ils disaient qu’il y avait encore 4 mois avant la moisson. Il fallait attendre. Mais Jésus a dit « Levez les yeux et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. » Jean 4 :35

     

    Répondre à l’appel de servir Dieu

    Quand Jésus a envoyé ses disciples il leur a dit : Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient où personne ne peut travailler. » Jean 9 :4

    La vérité, c’est que ce n’est pas le jour qui vient (le Réveil) mais la nuit. Il y a un travail à fournir avant que la nuit ne vienne.

     

    Illus. J’ai fait connaissance d’un homme en Suède, chrétien, qui priait chaque jour avec sa femme : « Seigneur, montre-nous ce que tu veux que nous fassions. » dans une conversation, il m’a dit : pour l’instant Dieu ne m’a pas répondu. Il n’avait rien à faire toute la journée étant à la retraite. Il était heureux quand la neige tombait en hiver parce que cela lui donné une tache de déblayer la neige de son trottoir avec une pelle. Cela l’occupait en attendant que le Seigneur lui dise ce qu’il voulait de lui. Frustré devant cette attitude je lui dis : Moi, je te dis ce que le Seigneur te dit de faire : va, met-toi au travail, annonce l’Evangile, partage ta foi, aime ton prochain.

    Un an plus tard j’étais de nouveau de passage dans cette église et je n’ai plus revu ce monsieur dans les réunions. Quand j’ai posé la question au pasteur il m’a répondu du que hélas, cet homme est maintenant rétrograde.

     

    Les premiers chrétiens avaient comme livre de chevet, l’Ancien Testament. L’Ancien Testament parle d’un Dieu qui se manifeste de temps en temps, comme un ange qui descend du ciel pour ponctuellement « troubler les eaux » pour une personne à un moment dans un endroit précis.

    Mais les premiers chrétiens, après la Pentecôte, avaient beaucoup, beaucoup, plus un livres de belles histoires du passé.

     

    Ils avaient avec eux la présence réelle de Jésus et ils n’étaient pas de ceux qui attendaient paralysés au bord d’une piscine attendant un ange.

     

    Ils étaient debout, dans l’action avec aux pieds les chaussures du zèle de l’Evangile de la paix avec Dieu. Ephésiens 6 :15

     

    Ils se sont levés de leur lit de « paralysé » pour aller dans le monde entier.

     

    QUI SONT CEUX QUI CHANGENT LEUR MONDE ?

     

    Est-que ce sont ceux qui chantent au culte le dimanche matin des chants exaltés qui déclarent qu’ils changeront le monde au nom de Jésus ? Non, je ne le crois pas.

     

    Ce serait plutôt ceux qui éprouve une passion pour Christ et qu’il commence maintenant à agir pour changer le monde commençant par une âme à la fois.

     

    Illus. En octobre 2007, j’étais en visite en Pologne dans une église et le tristement célèbre camp de concentration d’Auschwitz n’était pas très loin. Un jeune de l’église, fils du pasteur, s’est proposé de me faire visiter Auschwitz. C’était une expérience bouleversante pour moi ! Le jeune qui m’accompagnait n’avait que 21 ans. Dans une des salles je me suis arrêtais pour étudier les photos de nombreuses personnes qui avaient été exécuté par les nazis. Et je suis tombé sur la photo d’un jeune polonais juif qui n’avait que 21 ans au moment de sa mort dans les chambres à gaz. J’ai dit à mon jeune compagnon : « Tu vois ce jeune homme, sa vie s’est terminé à l’âge que tu as aujourd’hui. Il n’a jamais eu la chance de faire quelque chose de sa vie. Il nous aurait tellement envié. Et toi, mon jeune ami polonais, que fera tu de la chance que Dieu t’a donnée. Le jeune qui m’accompagnait n’avait pas de réponse à ma question.

     

    La vie est trop courte, trop précieuse, pour ne rien faire de la chance que Dieu nous a donné.

     

    Jésus est déjà là. Nous ne devons pas l’attendre et encore moins la venue d’un « ange ».

     

    Je ne peux que vous dire ce qu’il a dit a cet homme paralysé

    « Lève-toi, prends ton lit et marche ! »

     

    Ne perds pas des années en attendant qu’une porte s’ouvre pour toi.

    N’attends pas à côté de ton téléphone que quelqu’un t’appelle.

    Ne cherche pas dans tes emails, le message magique qui changera ta vie.

    Ne laisse pas passer des années en priant, « Dieu, quelle est ta volonté pour ma vie ? »

     

    Lève-toi, avec ton « lit » et marche !

     

    Illus. Quand le volcan en Islande au nom imprononçable a fait irruption en 2010, tous les vols en Europe étaient cloués au sol pour des raisons de cendre dans l’air. Pendant cette période qui a durée des jours je devais prendre un vol de Paris au Danemark pour enseigner dans une école biblique. C’était une semaine importante. La veille de mon départ le samedi, en rentrant d’une réunion à Lille, dans le Nord de la France, j’ai appris que mon vol était annulé. J’ai appelé la compagnie aérienne qui m’a informé que dans le meilleur des cas le prochain vol ne partirait pas avant lundi ou mardi. La semaine d’enseignement serait compromise. J’aurai pu prier mon téléphone en main « Seigneur, fais un miracle pour moi. » Mais, avec cette approche je ne serais jamais arrivé au Danemark à temps. Je devais agir sachant que Dieu était avec moi. Tout était bloqué. Aucun moyen de transport terrestre disponible. J’ai abandonné mes recherches et je me sui rendu à la gare la plus proche. Et là, le jeune au guichet me proposé une place qui restait dans un train. J’ai sauté sur l’occasion. Ce train m’a amené jusqu’à Hambourg en Allemagne. Mais j’étais loin d’être arrivé. Sur le quai une foule qui attendait le train pour Copenhague, suffisante pour remplir 3 trains ! J’ai encore prié, « Jésus tu es avec moi ! » Le train est arrivé et la porte de la rame s’est arrêté devant moi. J’étais le premier a monté dans le train ! De ce fait j’ai eu une place assise même sans réservation !

    Arrivé à Copenhague deux étudiants de l’école biblique m’attendaient sans vraiment s’attendre à me voir. « Comment avez-vous réussi à arriver jusqu’à nous ? m’ont-ils dit. J’ai répondu, j’ai tenté le coup sachant que Jésus était avec moi et j’ai continué à avancer pas à pas.

     

    Qu’attendons-nous ?

    Attendons-nous qu’un ange descende du ciel ?

     

    Pourquoi cela peut réussir pour d’autres mais pas pour toi.  Allez, tente le coup, sachant que Jésus est avec toi.

     

    Jésus te dit ce qu’il a& dit à l’homme paralysé :

    « Lève-toi, prends ton lit et commence à marcher…pour lui ! »