• La foi et les oeuvres de la foi

     La foi et les oeuvres de la foi LA FOI AGIISSANTE

    La foi et les oeuvres de la foi

    Texte :   Jacques 2 :17-26

     

    PAUL, lorsqu’il parle du salut, met la foi et les œuvres en opposition.

     

    On ne peut être sauvé par les œuvres. Il n’y a que la grâce de Dieu qui peut nous sauver. Et cette grâce est reçue par la foi et non par les œuvres. Ephésiens 2 :8

     

    Cependant JACQUES, qui étaient le chef des apôtres de l’église de Jérusalem, ne met pas foi et œuvres en opposition mais les met ensemble d’une façon indissociable.

     

    Evidemment nous parlons de deux choses différentes.

    Paul nous parle des œuvres faites pour obtenir la faveur de Dieu - les œuvres de la loi.

     

    Jacques nous parle des actes que nous faisons qui montrent que nous avons la foi - les œuvres de la foi.

     

    Ce qui est intéressant dans l’enseignement de Jacques c’est qu’il nous dit que la foi est visible et mesurable.

     

    Il dit « je te dirai si tu as la foi par les choses que je te vois faire ».

    Les sentiments pieux et les belles déclarations de foi ne suffiront pas, pour Jaques.

     

    L’apôtre Jean a la même approche en ce qui concerne l’amour : « Ne dis pas que tu aimes Dieu si tu hais ton frère ». La foi et l’amour son mesurable en fonction de l’acte que cela produit.

    1Jean 4 :20

     

    illus. Si quelqu’un dit « Je suis un très bon conducteur ». Vraiment ? Je te suivrai pendant toute une journée pour voir si tu mets bien tes clignotants, respectes les distances, ne coupes pas une ligne continue, tu ne prends pas l’appel quand le téléphone sonne, tu ne grilles pas les stops et tu restes bien dans ta voie quand tu es sur la 4 voie.

    Quand tu dis « Je suis un très bon conducteur » cela se mesure. « Je sais conduire ». Ce n’est pas la même chose.

     

    C’est possible de penser qu’on à la foi mais ce sont les œuvres que cela produit qui révéleront s’il y a vraiment la foi.

     

    LA FOI MORTE, LA FOI VIVANTE

     

    La foi sans des œuvres correspondantes est dite « morte ».

     

    Illus. Quand j’étais superviseur dans un foyer d’hébergement catholique de SDF, on me demandait de conduire un moment spirituel pour les hommes qui passaient la nuit au foyer. Les clochards aimaient chanter les cantiques. Celui qu’ils préféraient été un qui disait « J’aime… marcher avec Jésus. C’est c’que je fais toute ma vie ». Une fois la réunion terminée ils dinaient et ensuite s’installaient dans les dortoirs. Et dans les dortoirs chaque soir c’était la bagarre entre ceux qui avaient chanté « J’aime marcher avec Jésus ».

     

    Leur foi en Jésus était morte. C’était évident.

     

    Ce qui est moins évident c’est la foi morte dans les églises.

     

    Illus. Dans l’église où nous étions basés en Australie, la plupart des membres venaient juste le dimanche matin…quand ils n’étaient pas partis en week-end. Mais ils ne voulaient rien faire dans l’église. Impossible d’avoir des volontaires pour l’école du dimanche ou même pour l’accueil. Ils voulaient être accueilli mais ils ne voulaient pas accueillir.

     

    Leur foi en Jésus était aussi morte que celle des clochards parce qu’elle ne produisait aucun changement dans leur comportement, aucune œuvre de la foi

     

    Jacques nous dit que c’est l’acte que la foi produit qui montre que la foi est vivante.

     

    LE PAUVRE ISAAC

     

    Pour montrer ce que la foi doit produire comme œuvres, Jacques utilise l’histoire du sacrifice d’Isaac par Abraham.

     

    Abraham avait reçu la première promesse d’une postérité à l’âge de 75 ans. Il a du vivre pendant 25 ans avec la promesse avant d’avoir dans les bras, le fils de la promesse.

     

    Vous pouvez imaginer sa joie d’avoir l’enfant miracle dans les bras après 25 ans de vivre par la foi.  Sa foi en Dieu a été récompensée.

     

    Mais l’histoire ne se termine pas là.

     

    La foi doit agir au-delà de l’accomplissement de la promesse. 

     

    C’est la suite de la promesse, maintenant accomplie, que nous verrons s’il y a encore des œuvres de la foi, s’il continue à être justifié devant Dieu.

     

    L’après - promesse est une période déterminante.

     

    Les 25 ans entre la première promesse qu’Abraham a reçu et avoir le bébé, Isaac, dans les bras étaient un vrai parcours du combattant.

    Abraham devait s’accrocher.

    Mais avec Isaac dans les bras, Abraham aurait pensé que maintenant à 100 ans il pouvait se reposer - finies les épreuves qui me demande la foi.

     

    Pendant des années nous n’avons plus trop de nouvelles d’Abraham et sa petite famille.

     

    Mais au chapitre 22 de la Genèse Abraham et Isaac réapparaissent. Isaac est maintenant appelé « un jeune homme ».  Mettons, qu’il avait 15 ans.

     

    15 ans de repos au niveau de la foi. Tout allait bien.

    Oui, mais est-ce qu’Abraham était toujours un homme de foi ?

     

    C’est une question importante. Un homme ou une femme qui a été un homme ou une femme de foi pendant une époque. L’est-il toujours ? L’est-elle toujours.

     

    PERE OU GRAND-PERE

     

    C’est tout le problème de vieillir. Ayant commencé dans la foi, avec le temps et les événements de nos vies, est-ce que nous continuons dans la foi aujourd’hui ?

     

    Le jeune converti fougueux - il croit pouvoir ressusciter les morts.  

     

    Mais le vieux chrétien, s’attend-il toujours aux miracles de Dieu ou est-ce que le Dieu des miracles n’est plus qu’un bon vieux souvenir ?

     

    Le véritable test de sa foi est là : ton « jeune homme », il t’a couté cher, mais aujourd’hui, est-ce que tu peux en faire un autre ?

     

     

     

    Dans une église que j’ai vu naître et qui maintenant fêter ses 20 ans j’ai interpellé les responsables : Le jeune homme a bien grandi. Mais avons-nous terminé la marche par la foi. Maintenant il suffit de le nourrir et il va grandir.

     

    Illus Il y a 10 ans j’ai découvert auprès d’un ancien dans une église, le secret de la jeunesse. Comment rester jeune quand on prend de l’âge ? La réponse : ce n’est pas d’épouser une femme plus jeune !! Non, c’est se faire un enfant pour s’en occuper. Quand on a un nouveau bébé dans les bras, le bébé dit à son papa « Ecoute papa, ton âge je m’en fiche.

    J’ai besoin de toi.  J’ai besoin de toi pour m’aimer, pour m’apprendre, pour me corriger, pour jouer avec moi, pour me protéger, pour pourvoir à mes besoins. Ton passé ce n’est pas mon problème ! »

     

    Moi, après plus de 40 ans de ministère, je suis un vieux routier, mais ce qui me garde frais et jeune dans le ministère et dans ma foi, c’est de me faire un nouvel enfant.

     

    C’est cela qui suscite la foi en moi.

     

    Abraham était vieux. Il avait obtenu son fils. Maintenant il pensait certainement que c’était à son fils de faire des enfants.

    Après tout, Dieu était le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. « Vas-y Isaac, va faire ton Jacob ! » 

     

    Le père de la foi pensait qu’il allait devenir le grand-père de la foi.

     

    Il y a une grande différence entre un père et un grand-père.

    Le grand-père profite, il fait des câlins et des bisous mais cela ne lui coute pas.

    Le père, lui, doit régler les factures.

     

    Abraham aurait pu raisonner que ce n’était plus à lui de relever le défi de la foi. Il avait donné. Maintenant place aux jeunes.

     

    Dieu a mis Abraham dans une situation où il devait montrer qu’il était toujours un homme de foi.

     

    Et c’est ce qu’il fait avec nous.

     

    C’est vrai, il y a des grand-pères dans l’église MAIS

    on n’est pas une église de grand-pères spirituels !

     

    Illus. Sinon on serait comme une église baptiste en Angleterre. Denise et moi étions en vacances dans la région et le dimanche matin on est allé au culte. On est bien tombé, l’église fêtait son 432 ème anniversaire …et ils étaient toujours dans la même salle. Mais ce n’était plus le même pasteur !

     

    Imaginez votre salle de culte dans 432 ans…elle sera dans quel état ?!

     

    L’église a besoin de pères qui sont toujours dans la foi et qui reproduisent des enfants spirituels et non des grand-pères qui jouent avec les enfants des autres.

     

    LA REPONSE D’ABRAHAM A SON FILS

     

    Pourquoi Abraham a pu obéir à Dieu sans question quand Dieu lui a demandé de faire l’impensable ?

     

    Quand Isaac a demandé à son père « Il y a du feu et du bois mais où est l’agneau pour l’holocauste ? »

     

    Abraham aurait pu lui dire : « j’ai une très mauvaise nouvelle…l’holocauste, c’est toi ! »

     

    Mais il a répondu « Dieu » : « Dieu pourvoira lui-même l’agneau pour l’holocauste ». Je ne comprends pas comment cela va se faire, mais je sais que Dieu le fera.

     

    Je suis près à perdre ce que j’ai obtenu après tant d’années afin que Dieu puisse encore faire une œuvre nouvelle.

     

    Je me mets dans une situation où Dieu le fera.

     

    Ca c’est une œuvre de la foi.

     

    Ne nous accrochons pas à ce que nous avons construit pendant tant d’années.

     

    Retrouvons une jeunesse spirituelle

    et refaisons un enfant spirituel et nous serons comme Abraham, un père de la foi.