• La foi c'est aujourd'hui

    La foi c'est aujourd'hui LA FOI AGISSANTE

    La foi c'est aujourd'hui

     

     

    Dès le début de la Genèse nous apprenons que Dieu met à part un jour dans la semaine qui serait un jour saint.

     

    Dans l’œuvre de la création, au septième jour, Dieu s’est reposé de ses œuvres. Ce 7ème jour est devenu le jour saint. Genèse 2 :2

     

    Il était d’une telle importance pour Dieu, qu’observer le jour saint, le Sabbath, est devenu un des 10 commandements de la loi que Dieu a donné à Moïse.

     

    MAIS dans les Evangiles on découvre que Jésus remet en question le Sabbath.

    Il commence à déverrouiller le Sabbath comme étant le jour saint de Dieu. Il est provocateur. Il se place au-dessus du Sabbath.

    « Le Fils de l’homme est maître même du sabbath. » Luc 6 :5

     

    Paul enlève du Sabbath son statut de jour saint quand il dit aux Colossiens 2 :16,17

    « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbaths :  c’est l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ ».

     

    Donc on n’a plus à observer le Sabbath en tant que chrétiens.

     

    En poursuivant dans le Nouveau Testament, nous découvrons que les chrétiens se réunissaient surtout le premier jour de la semaine, qu’ils appelaient « le jour du Seigneur » parce que Jésus avait ressuscité le premier jour de la semaine.

     

    MAIS ce qu’il faut bien comprendre, c’est que pour les chrétiens Dieu n’a pas remplacé le Sabbath par le dimanche.

     

    Pensant que le dimanche, le jour du Seigneur, c’est le jour saint, cela a produit des chrétiens du dimanche : pas de sports, les magasins ne doivent pas ouvrir, il faut mettre sa plus belle tenue.

     

    Effectivement, Dieu a remplacé le Sabbath par un autre jour saint mais ce n’est pas le dimanche !

     

    Hébreux 4 :3-7

     

    Avec la venue de Jésus, Dieu fixe un autre jour saint…

    ce n’est ni le samedi, ni le dimanche. Ce n’est pas hier, ce n’est pas demain. C’est AUJOURD’HUI !

     

    C’est le pragmatisme de Dieu.

    Quand il traite avec les hommes, il y a un principe de base :

     

    Deutéronome 5 :2, 3  

    L’Eternel, notre Dieu, a traité avec nous une alliance à Horeb. Ce n’est point avec nos pères que l’Eternel a traité cette alliance ; c’est avec nous, qui sommes ici, aujourd’hui, tous vivants.

     

    « c’est avec nous qui sommes ici aujourd’hui tous vivants »

    Est-ce que vous êtes : ici, aujourd’hui, vivant ?

     

    LE PASSE

     

    Hier, Dieu a traité avec nos pères

    Aujourd’hui, Dieu traite avec nous 

     

    L’incrédulité se nourrit de la nostalgie du passé, un passé souvent très sentimental.

    « Nos pères »… les réformés parlent des Huguenots et les Cévennes, les pentecôtistes en France parlent de Douglas Scott ou le Réveil du pays de Galle, les évangéliques parlent de Billy Graham, La Réunion – c’est Aimée Cizeron

     

    Oui, Dieu a traité avec nos pères, mais aujourd’hui il traite avec nous « ici, aujourd’hui, tous vivants ».

     

    La foi se nourrit du présent.

     

    Illus. Pendant une certaine période notre église à Paris dans le 5ème ne pouvait plus utiliser notre salle de réunion habituelle, la salle étant en travaux. Nous avons commencé à faire nos cultes dans une Eglise luthérienne qui se trouvait dans la même rue. C’est une belle petite église avec balcon et pupitre, surélevé au-dessus du l’auditoire. Sur les murs il y avait des plaques qui honoraient les anciens pasteurs, tous morts. On était entouré du passé mais la réalité, c’était que maintenant au culte luthérien dans cette église à Paris, il y avait à peine 15 personnes. Il y avait plus de plaques sur les murs que de personnes vivantes sur les chaises !

     

    Pendant la période où nous avons fait notre culte dans cette église, Denise et moi nous sommes partis en voyage en Australie pour faire une tournée dans les églises. Nous étions en visite dans l’église d’Ipswich que Denise et moi, nous avons fondée en 1980 et qui aujourd’hui compte 800 membres.

    A la fin du culte le pasteur que je connaissais bien, me dit « nous avons une petite surprise pour vous. Ils nous ont amené devant l’entrée où il y avait posé une grosse pierre couverte d’un drap. Et le pasteur dit devant tout le monde « Nous voulons vous honorer en tant que fondateurs de l’église ». Il a retiré le drap pour révéler une plaque métallique avec nos noms dessus. J’ai dit, c’est gentil mais en France on pose des plaques pour ceux qui sont morts et moi, je ne suis pas mort ! Alors je vais vous demander à cette date chaque année de venir poser des fleurs et de faire une petite prière. Je sais qu’ils voulaient nous honorer mais moi je n’avais pas fini. Je ne suis pas de hier !

    Je fais partie des « ICI, AUJOURD’HUI, TOUS VIVANTS ».

     

    Et toi, est-ce que tu en fais partie ?

     

    Et ton voisin dans la salle, est-il vivant ?

     

    C’est le problème de l’église traditionnelle… le jour saint est HIER. Le calendrier religieux fête le passé.

     

    LE PROBLEME DE DEMAIN

     

    Le problème de l’église contemporaine prophétique est autre chose. Son jour saint est DEMAIN

     

    C’est une fuite vers le futur  

     

    Esaïe 61 :1,2

    Le prophète annonce et projette un avenir glorieux pour le peuple d’Israël.

    Sans aucun doute, un jour cela se produira.

     

    Au temps de Jésus les juifs avaient déjà attendu 600 ans. Mais rien de glorieux ne s’était encore passé.

    Les 600 ans avaient surtout été une période de grande pauvreté spirituelle pour Israël.

    600 ans plus tard Jésus rentre dans la synagogue.  

    Il trouve l’endroit dans le livre du prophète Esaïe. Le peuple aimait entendre ce texte. Cela les réconfortait… « le jour glorieux viendra ».

     

    Il dit solennellement « Aujourd’hui, cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. » Luc 4 :12

     

    « Finie l’attente de l’avenir glorieux. Je suis là. », déclare Jésus.

     

    Il met un terme à une attente qui avait durée 600 ans. Jésus voulait faire sortir le peuple de l’attente des grandes choses « demain ».

     

    Les histoires des Réveils ont produit une attente parmi les chrétiens d’un jour glorieux dans l’avenir.

    Mais Jésus nous dit, c’est bon, je suis là. Cependant, beaucoup préfèrent continuer attendre la venue d’autre chose.

     

    Attendre un glorieux lendemain n’est pas comprendre qui est Jésus

     

    Demain n’est pas un jour saint.

     

    Jésus est venu et il a accompli la promesse. Comme je possède Jésus maintenant, je n’attends pas un autre jour plus glorieux.

     

    Paul l’a dit « le mystère caché de tout temps…mais révélé maintenant…Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons. » Colossiens 1 :26-28

     

    Quand tu comprends cela et tu entres dans le jour saint, aujourd’hui, tu as une assurance, une foi pour faire face à tous les obstacles, à tous les défis.

     

    Regardez l’assurance de Jésus quand il a même reçu des menaces de morts.

     

    Luc 13 :31,32

    Jésus, n’est pas du tout impressionné par Hérode

    Le message qu’il fait porté au « renard » : je le fais aujourd’hui. L’attente est terminée. Aujourd’hui, c’est le jour de l’action.

     

    Dans cette déclaration de Jésus, il y a relation entre aujourd’hui et demain.

     

    Ce que je ferais demain, c’est ce que j’ai fait aujourd’hui.

     

    C’est tout le problème du lendemain…si tu ne fais rien aujourd’hui, tu ne feras rien demain, ni le troisième jour.

    Dis-moi ce que tu fais aujourd’hui et je te dirai ce que tu feras demain.

     

    Illus. En 2012 Denise est moi, nous sommes venus à l’Ile de la Réunion pour implanter une nouvelle église. Notre cible était une des villes de l’ouest, mais on ne connaissait personne dans l’ouest. Alors nous nous sommes posés la question : qu’est-ce qu’on fait ? On attend que le Seigneur conduit quelqu’un vers nous ? Mais ça, c’est demain.

     

    La foi c’est aujourd’hui.

     

    Alors avec notre secrétaire, Chantal, nous avons fait une première distribution dans les boites à lettres, dans 900 boîtes aux lettres à St Leu. C’est quelque chose de faire une distribution sur les flans d’un volcan. Ce n’est pas Paris. Suite a cette distribution notre téléphone a sonné. « C’est le pasteur Vincent ? Le pasteur Vincent Esterman ? » C’était une dame qui avait assisté à une réunion 20 ans auparavant et qui avait été délivré de la peur quand j’avais prié pour elle.  Nous avons pu commencer nos toutes premières réunion chez elle.

     

    Aujourd’hui, c’est le jour du Seigneur.

     

    LA CONFUSION DE MARTHE

     

    Marthe connaissait bien Jésus, elle l’aimait mais elle ne comprenait pas qui il était.

    Comme beaucoup de chrétiens, d’ailleurs.

     

    Jean 11 :17-44 A la mort de Lazare, Jésus découvre une scène de désolation

     

    Marthe commence « Si tu avais été ici… » De quoi parle-t-elle ? … le passé

    « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour » .. De quoi parle-t-elle? … demain

     

    Elle ne se rendait pas compte qu’elle avait Jésus devant elle.

     

    Jésus lui dit…  « si tu crois tu verras la gloire de Dieu » De quoi parle-t-il  ? …aujourd’hui

     

    La France, ce vieux pays avec une mentalité difficile à faire bouger parce qu’il y a un passé lourd.

    Il s’agit d’un poids de l’histoire, la religion, le rationalisme du 19ème siècle. C’est le passé.

     

    Le message que la France a besoin n’est pas « demain Dieu va agir et tout ira mieux »

     

    Non, le message qui va changer les choses est celui-ci :

     

    Dieu traite avec « nous, ici, aujourd’hui, tous vivants » !